dimanche 24 janvier 2010

DEFINITION DE LA VIOLENCE PSYCHOLOGIQUE

Suite aux deux article concernant la proposition d'un groupe de députés(avec la promesse du Premier Ministre pour sa promulgation en 2010)d'une nouvelle loi sur le délit de violence psychologique au sein du couple, je vous propose aujourd'hui d'essayer de définir ce concept de violence psychologique.



Cette forme très subtile de violence à fait l'objet de différentes études par le passé.



Le terme d'abus psychologique a d'abord était employé pour se référer à un comportement utilisé pour exercer un pouvoir indu et nuisible par le contrôle en maintenant la peur et l'intimidation chez la victime. Puis ce terme d'abus psychologique s'est élargi à d'autres situations telles que l'abus sexuel et l'abus spirituel.D'autres termes ont aussi vu le jour tel que "abus émotionnel", "cruauté mentale", "mauvais traitement psychologique"....



Dans les années 1980, le terme de violence psychologique a été jugé plus pertinent que les autres en ce qu'il inclut à la fois des aspects cognitifs et affectifs.



Malgré des difficultés liées à la subjectivité de ce concept (un même comportement sera perçu par les uns comme abusif, par les autres, comme ne l'étant pas) , un certain nombre d’éléments et de comportements ont été identifiés au cours des recherches antérieures.

Ces comportements de violence peuvent s’exprimer par :

- La dévalorisation ,
- l'humiliation par des critiques, des railleries ou par le ridicule - les insultes, les menaces, l'intimidation, le dénigrement, le harcèlement, la manipulation, l’isolement, le rejet, la discrimination, la provocation
- La violence psychologique peut encore se traduire par de l'indifférence, la négation de l'autre : faire comme si elle n'était pas là. C'est le refus d'entendre, d'écouter de recevoir l'autre (Lacombe 1990)




C'est vraiment une atteinte à l'estime de soi , l'intégrité psychique ou mentale de la victime afin d'exercer le contrôle pour le POUVOIR ABSOLU



Suite à ces recherches et mon expérience personnelle, je vous propose, ci-dessous, une définition de la violence psychologique.



La violence psychologique dans une relation de couple est un ensemble de comportements spécifiques, intentionnels et répétitifs qui s'expriment à travers la communication dans le but de porter atteinte à l'intégrité physique et psychologique de la personne et dont les conséquences émotionnelles ou physiques négatives ont pour effet une dégradation des conditions de vie de la victime susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité ou d’altérer sa santé physique ou mentale. Ces dégradations pouvant s’exprimer sur le plan psychologique de différentes manières, telles que, syndrome dépressif, syndrome anxieux, ou anxio-dépressif, stress post-traumatique, tentative de suicide etc. Malgré la connaissance du malaise de la victime, sa souffrance, l'abuseur continue son entreprise de démolition psychologique destinée à atteindre l’autre dans son entité et dans son intégrité.





La définition de la violence psychologique met en relief l'intentionnalité de la personne à l'origine du comportement violent, ainsi que leur répétition


Cette agression émotionnelle s'exprime à travers la communication en la dévalorisant, l’humiliant, la dénigrant, par des critiques et railleries, l' insultant, la menaçant, l’intimidant(lui faire peur par le regard ou le geste, en élevant la voix...), la harcelant, etc...


Ce comportement est adopté dans le but et l’intention d'atteindre et de détruire l’estime de soi du conjoint


En dernière instance, c'est l’ objectif visé par ces comportements qui a le plus de poids dans le processus comme tel de la violence psychologique
En effet, une personne amoureuse peut avoir devant l'être aimé un comportement intentionnel et répétitif qui aura pour but de faire plaisir à l'autre personne et de la rendre heureuse.



Il s'agit avant tout d'exercer le POUVOIR ET LE CONTRÔLE ABSOLU SUR LA VICTIME



Celle-ci perd complètement confiance en elle, vit dans une peur latente, continue, n'est plus capable de faire face à toutes ces attaques incessantes, de s'y soustraire. La victime abandonne le combat et reste passive face à cette relation abusive et accepte finalement le message que l'abuseur lui envoie. Le déni et la dissociation sont des stratégies de survie. Lors d'une expérience traumatique, la dissociation permet à la personne de se retirer elle-même, cognitivement et émotionnellement de l'expérience, de s'adapter physiquement et de se conformer aux exigences externes

La victime n'est plus capable par elle même de prendre conscience de cette violence psychologique en train de la détruire à petit feu.

La prise de conscience ne peut se faire qu'à travers le regard extérieur, le témoin.
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Il n'est pas très facile de définir la violence psychologique, d'autant qu'il faut prendre en compte les différentes personnalités concernées par cette violence, qui ne se réduisent pas à la perversion narcissique, mais également aux personnalités rigides telles que la personnalité paranoïaque, obsessionnelle, ainsi qu'aux personnalités antisociales(psychopathes) et border-line ou état-limite.

J'attends vos commentaires avec impatience.





mercredi 23 décembre 2009

BONNE ANNEE



Meilleurs VOEUX pour 2010.


Que l'année 2010 permette la prise de conscience de la dangerosité des mécanismes de la violence psychologique exercée le plus souvent par le PERVERS NARCISSIQUE au sein de son couple.

Comprendre les mécanismes du pervers, les souffrances des victimes c'est une forme de lutte contre les violences psychologiques.

APPEL A TÉMOIN

Le regard extérieur, le regard de l'autre voit ce que la victime ne voit pas ou se refuse de voir, étant prise dans les mailles du filet de l'emprise. Celle-ci peut percevoir, reconnaître, grâce à ce témoin, les violences perverses.

Faire prendre conscience à une personne qui souffre de dévalorisation systématique de la part de son conjoint, d'être chosifiée, déshumanisée...... que celui-ci est un pervers manipulateur
c'est lui permettre de comprendre cette relation pathologique en train de la détruire à petit feux, et ne plus être atteinte par une étrange altération cognitive due au traumatisme de cette violence psychologique ainsi qu'à une culpabilité inconsciente ("C'est normal que j'ai cette vie là....je dois payer mes fautes passées....")

C'est lui permettre de sortir de cette relation de soumission destructrice à son bourreau

Le témoin lui ouvre les yeux.
Le témoin devient le confident de son calvaire vécu en secret jusqu'à présent.
La victime n'est plus seule, elle peut se faire aider, coacher avant qu'il ne soit trop tard, c'est à dire avant l'anéantissement tel la tentative de suicide qui peut entraîner la mort.

Mais je sais que malgré toutes les difficultés, tous les handicaps et toutes les souffrances chacun d'entre nous possède au plus profond de lui-même toutes les qualités, toutes les ressources pour s'échapper des griffes de l'emprise du pervers et espérer en un avenir meilleur.

Mon deuxième souhait est celui d'espérer prendre en charge les pervers narcissiques et de les soigner. Sera-t-il entendu?

Je vous laisse sur cette interrogation.

La cage est vide.....mais...elle est OUVERTE!!!!!!L'oiseau s'est envolée......

vendredi 11 décembre 2009

DEFINIR LA VIOLENCE PSYCHOLOGIQUE

J'aimerais vous faire part de quelques réflexions suite aux 2 commentaires concernant l'article le délit de violence psychologique.




Il y a en effet une proposition de loi d'un groupe de députés au Parlement afin de renforcer la protection des victimes et la prévention et la répression des violences faites aux femmes.




L'article 17 concerne la violence psychologique, mais sa rédaction ne mentionne pas encore les mots de :"violences psychologiques" ou "de harcèlement moral"




Actuellement, voici la rédaction de cet article 17 :


« – Le fait de soumettre son conjoint, partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou concubin ou un ancien conjoint, partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou concubin à des agissements ou des paroles répétés ayant pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de vie de la victime susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité ou d’entraîner une altération de sa santé physique ou mentale est puni de trois ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende. »




Je ne suis pas juriste mais ce texte me parait assez frileux et lourd. Mais tout n'est pas à rejeter car le mot victime y apparaît. Voici mon interprétation de ce texte : "Victime d'agissements ou de paroles répétées du conjoint dont les conséquences sont une dégradation de ses conditions de vie, une atteinte à ses droit et à sa dignité, une altération de sa santé physique ou mentale."


Le délit de violence psychologique semble posé,mais la définition de la dite violence reste assez flou, mis à part les mots : "soumettre son conjoint à des agissements ou à des paroles répétées"


Que sont ces agissements et ces paroles? Il s'agirait de les définir.


Pour moi il s'agit avant tout , de dévalorisation systématique de dénigrement, d'humiliation, d'insultes, de menaces, d'isolement en empêchant de voir sa famille, ses amis, de contrôle pour dominer et avoir le pouvoir sur son conjoint.


Tous ces agissements, vous l'avez compris, concernent le comportement du manipulateur qu'on appelle pervers narcissique( dans la phase d'emprise)mais qui n'est jamais nommé (ou si peu) en tant que tel par les différents intervenants psychiatriques ou psychologues qui se laissent berner le plus souvent par l'induction narcissique que sont ses propos flatteurs, tels que :"Vous êtes tellement compétent que vous seul pouvez me comprendre, m'aider...". Il se dit aussi victime du comportement de sa compagne :"elle a fait une crise de nerf.....comprends pas....elle s'enfermait dans sa chambre.....elle hurlait.....j'ai du appeler le SAMU.....Tout ça parce que je ne réponds pas à ses attentes!...C'est une fille charmante quand elle va bien...gentille...."Il fait montre également d'une morale exemplaire :"marié, jamais je n'ai trompé ma femme et jamais je ne pourrai la tromper...."
Et il utilise le mensonge de façon systématique en déformant les faits.
Il triche constamment.


Le pervers narcissique sait retourner la situation à son avantage

La psychanalyse ne parle de la perversion qu'en terme de perversion sexuelle qui est une déviation des buts et pulsions sexuelles.Tandis que la Perversion narcissique, qui est une Perversion Morale, renvoie à la notion DU BIEN ET DU MAL. Cette notion ne peut être acceptée par les soignants qui préfèrent comprendre le comportement en recherchant l'origine du symptôme dans un conflit inconscient.

Cependant, quelques uns, tels que Racamier,Eiguer,Bergeret et récemment M F Hirigoyen ont débusqué et dénoncé cet aménagement pervers qui peut prendre naissance sur une structure psychotique ou névrotique de la personnalité.

Eiguer donne une définition de cette perversion morale par la pathologie du lien.Contrairement au Pervers Sexuel qui dévie ses pulsions sexuelles, la PERVERSION MORALE NARCISSIQUE DEVIE LES BUTS NORMAUX DU LIEN A L'AUTRE.


L'expertise concluera le plus souvent à des troubles de la personnalité comme par exemple une personnalité rigide de type obsessionnel ou paranoïque avec une tendance agressive. Il peut aussi être observé un vide interne qui signe un fonds dépressif . Mais à ces conclusions, point d'observation de perversion.




De quelle façon la victime pourra prouver la dégradation de ses conditions de vie par atteinte à ses droits et à sa dignité et par une altération de sa santé physique ou mentale ?


Il lui faudra des preuves apportées par son entourage. Mais son entourage est le plus souvent exclu par le pervers, et cette torture, cette violence psychologique se fait dans un huis-clos, à l'abri des témoins du meurtre.


Qui pourra dire que le responsable de sa tentative de suicide c'est ce mec odieux, rempli de méchanceté ?



Les causes seront plutôt recherchées sur la souffrance d'une personnalité névrosée n'ayant pas résolus des conflits remontant à l'enfance.




Attendons le texte définitif et son décret d'application qui devra définir ce qu'est la violence psychologique et soyons satisfait qu'une loi enfin reconnaisse ces violences psychologiques.


Mais la réalité actuelle nous montre qu'il n'y a qu'une seule issue possible pour sortir de cet enfermement psychologique qui peut aller jusque la destruction de l'âme et de l'être; cette issue c'est la FUITE.



FUIR....FUIR...FUIR...

......ET VOLER DE SES PROPRES AILES










jeudi 26 novembre 2009

COMMENTAIRE DE JULIETTE

J'ai lu votre blog avec attention, très bien documenté très riche. Enfin un professionnel de santé qui ne dit pas "les pervers narcissiques c'est n'importe quoi, c'est juste un homme qui souffre, qui est autoritaire ET VOUS LE LAISSEZ FAIRE". Personne ne peux comprendre cette peur qui nous bouffe les tripes, qui nous vide de toute énergie vitale, qui nous étouffe et a poussé bon nombre d'entre nous (moi y comprise) à des tentative de suicide avortée "parce ce qu'il ne comprendrait pas, parce qu'il serait si triste, parce qu'il ne saurait pas s'occuper des enfants" et autre truc qui paraissent tellement hallucinants une fois "sorti" du cauchemar.Quand je dis nous c'est bien évidement les victimes de PN (amies trouvées par ci par là sur le net, dans le dos de leur PN de conjoint respectif) . Une amie libérée de son PN il ya 3 ans m'a beaucoup aidé. Je me sens naitre maintenant à 30 ans! Elle m'a dit il y a peu de temps "maintenant c'est à toi de faire passer". Il faut que je diffuse l'info, que j'aide d'autres victimes.Pour faire court dans mon histoire:mère PN , père alcoolique, rencontre de L. alors que je n'avais que 18 ans (école d'infirmière). Il m'a "sauvé" de ma famille pour mieux me faire revivre l'enfer après. 1ère séparation 3 ans plus tard affreusement difficile avec harcèlement et j'en passe. On en était "que" à la violence morale. Mon père se suicide, je descend très très bas et il reviens dans ma vie. Me propose de "me sauver à nouveau". 3 mois après je suis enceinte. 2 ans 1/2 plus tard, 2ème puis 3ème et 4è avec 20 mois entre chaque.Ma première gifle il ya 3 ans lorsque j'étais enceinte du troisième. C'était "de ma faute ,je l'avais poussé à bout". Sans travail (avec 4 en 6 ans, j'ai été obligée de prendre un CPE), pas d'amis (il m'a imposé un déménagement loin de ma famille et mes amis "pour nous"... seule, triste, dépressive. Il me promettait de m'aider, me plaignait d'être "un cas psy" que lui seul pouvait supporter.Après mon 4è une horreur, violence quotidienne, morale ou physique ou menace de violence physique sur les enfants et moi. C'était l'année de mes 30 ans. J'ai mis de l'argent de côté (enfin j'ai déjà commencé par récupérer tout ce qu'il m'avais volé), travaillé des nuits durant pour reprendre des études (dans son dos), créé mon entreprise et déménagé.Ca fait 4 mois que j'ai mon chez moi, il me harcèle, me supplie, me menace, utilise les enfants, j'en passe et des meilleures.Voilà pour un petit bout de moi. Merci de continuer ce que vous faites et de diffuser encore et toujours l"info!Juliette

mercredi 25 novembre 2009

DELIT DE VIOLENCE PSYCHOLOGIQUE


Le 25 novembre c'est la Journée Internationale contre les VIOLENCES faites au Femmes.
François Fillon a annoncé que la lutte contre ces violences deviendrait la Grande Cause Nationale en 2010.

Il a confirmé le lancement d'une expérimentation de surveillance des conjoints violents par bracelet électronique, à l'image de ce qui se fait en Espagne.

Il a également annoncé sa volonté d'introduire dans la loi un nouveau délit de violence psychologique au sein du couple.

J e suis heureux de voir que les pouvoirs publiques prennent en considération ce grave problème qui se passe au sein du couple, de la famille. Ils ont été aidés pour cela par le nombre de plus en plus grand, de personnes, d'associations qui dénoncent publiquement ces violences cachées, dans le huis clos conjugal ou rien ne sort. Les seuls témoins sont généralement les enfants qui assistent à ces scènes de violences et qui en sortent victimes tyrannisée.

Ce sont des violences tues le plus souvent, mais qui tuent le plus sûrement.

Ce qui est blessé, voir tué, c'est le corps de la personne, son intégrité physique et psychologique, son âme lorsqu'il s'agit de FEMMES BATTUES.

C'est aussi l'âme de la personne, son intégrité physique et psychologique lorsqu'il s'agit de violences psychologiques.

Mais l'un ne va pas sans l'autre, il n'y a pas de violence physique sans violence psychologique, et inversement .
Et dans ces violences physiques et, ou psychologiques, il y a toujours La VIOLENCE SEXUELLE
dans le couple.

L'homme qui bat sa Femme la réduit à n'être plus qu'une femme soumise, dominée, une ESCLAVE.

L'homme qui harcèle sa FEMME moralement, la dénigre, l'humilie, la dévalorise, la culpabilise, l'insulte,hausse le ton, crie, veut toujours avoir raison..........
TOUTES CES TACTIQUES D'EMPRISE la réduit à n'être plus qu'une femme soumise, dominée, UNE ESCLAVE qui se juge sans valeur, culpabilisée.
Le seul but de ces HOMMES VIOLENTS étant le POUVOIR, la DOMINATION;
ETRE LE MAITRE.

Ce pouvoir s'étend aux rapports sexuels ou l'un prend possession de l'autre par son agressivité, sa force, son autorité et ou l'autre subi sans consentement cette sexualité intrusive ou il se perçoit comme objet sexuel du besoin de l'autre, sans aucun investissement affectif.

Que dit la loi actuellement?
En ce qui concerne les agressions sexuelles ainsi que les viols le Code pénal les définit comme toute atteinte sexuelle commise avec violence, contrainte,menace ou surprise.

Les dépôts de plaintes pour harcèlement moral , sexuel ou viol au sein du couple ne sont, dans la plupart des cas pas retenus par les autorités compétentes.

Je prend acte de la volonté de notre First Ministre d'introduire dans la loi le NOUVEAU DELIT DE VIOLENCE PSYCHOLOGIQUE

J'en attends sa promulgation et son application.

C'est une donnée nouvelle que les services sociaux, policiers et judiciaires devront tenir compte.

C'est par l'information, la formation que ce fléau peut être combattu.

mercredi 7 octobre 2009

PEVERS PARANOIAQUE

Réussir à s’extirper des griffes du Pervers narcissique n’est pas chose aisée.

En effet, celui-ci va utiliser toutes ses ressources pour continuer à harceler, vampiriser son ex-conjointe.

Sa proie lui échappant, il se mettra à surveiller ce qu’elle fait, qui elle fréquente et recherchera à tout prix le contact afin de la déstabiliser, de la détruire encore plus.

Mais il le fait de manière subtile. Connaissant les habitudes de sa victime, il va faire en sorte de la rencontrer….par le plus grand des hasards.Il apparaît tel le diable qui sort de sa boîte.

Le voir, l'entendre.....Tout ressurgit, le passé.....l'angoisse monte, les palpitations surgissent, elle est incapable de se défendre face à ce bourreau, c'est comme si elle était encore sous emprise.Le simple fait de le voir de devoir l’affronter, lui parler fait naître en elle de la peur, de l'angoisse.

Elle n'arrive pas à s'exprimer, à se défendre.

Elle se ferme, le visage livide. obligée d’être en présence de son ex-Bourreau : le Pervers Narcissique qui a voulu la détruire psychologiquement et qui veut continuer à exercer son emprise, sa domination sur elle, le lien se perpétuant le plus souvent par les enfants.

Ce qui le conforte dans sa toute puissance. Il en profite pour, à nouveau la culpabiliser, lui donner des leçons de moral, lui faire peur, afin de continuer à lui imposer son pouvoir.

Muette, sa victime ne peut que subir son discours.

S’il la rencontre, « par hasard »,dans un lieu public, tel que la sortie de l’école, un endroit festif, il va en profiter ( en mélangeant mensonge et vérité), pour se poser en victime devant les gens. salir l’image de son ex-compagne en affirmant haut et fort qu'elle fait de l'aliénation parentale.. par exemple.

Il travestit la vérité avec subtilité, sans aucun doute sur lui-même. On peut dire qu’il ment comme il respire.

En tant que victime, lui n’a aucun défaut, il est comme un ange…déçu, désabusé, naïf qu’il était….
Il prend les gens à témoin et sait manipuler menaces et séduction avec art.

Si des gens ne sont pas d’accord avec ses propos accusateurs, il va s’en prendre à eux et aura un discours moralisateur, culpabilisateur et menaçant afin d’exercer sur eux une pression qui peut provoquer un certain émoi, une certaine peur.

Ses menaces peuvent se faire par les gestes, avec un ton autoritaire, en élevant la voix et en injuriant.

Dans sa toute puissance il se permet de les juger et de distribuer les bons et les mauvais points. Il est comme le père tout puissant. Il ment effrontément, avec aplomb afin de faire correspondre la réalité à ses désirs, pour avoir toujours raison et passer pour le gars bien.

Il sait manier avec art, agressivité (afin de dominer l'autre en voulant lui faire peur) et simuler la plainte et la douleur. Il fait penser à un enfant à qui on a casser son jouer et qui entre dans une crise de rage. Il faut maintenant le consoler!!!!!!!! Mais il ne passera pas à l’acte car il a trop peur d’être pris en défaut et de rendre des comptes à la Justice. Il reste malgré tout sur ses gardes, méfiant.

La victime est encore une fois harcelée, culpabilisée face à un public bien malgré lui spectateur et acteur de sa mise en scène, choqué par cet ouragan de violence.

Elle n'a qu'une hâte : quitter cet endroit, fuir afin de ne pas être en face de lui, d'affronter son discours fait pour lui faire peur, pour la déstabiliser.

Elle tremble, ne peut prononcer un mot, anéantie à nouveau d'avoir du affronter la violence perverse de son ex. Dans ce public la plupart des gens essaient de prendre de la distance et de se désintéresser à cet esclandre. Très peu lui prête une oreille attentive afin de faire baisser la tension.

L’ex-conjointe ne peut être en sa présence, ne peut respirer le même air que lui ; elle étouffe, elle angoisse.Son salut, sa seule défense, c'est la fuite, le fuir.

Victime d'agressions qui étaient devenues quotidiennes, alors qu’elle semble libérée de son emprise, aujourd'hui, rien qu'à la vue de ce bourreau, de ce Pervers Paranoïaque il y a réminiscence de ses symptômes?

Elle est victime de troubles post-traumatiques.

Elle ne peut continuer son chemin en étant vraiment délivré de son bourreau qui est toujours présent en elle.

Malgré sa fuite elle n'a pas encore retrouvé SA LIBERTÉ.

Un long travail de reconstruction, de confiance en soi est nécessaire.


Vu le comportement du Pervers Narcissique, nous pourrions emprunter le vocable de PERVERS PARANOIAQUE.


La victime a pu s'échapper de l’emprise du pervers narcissique. Celui-ci ne peut plus la contrôler et la vampiriser dans l'intimité du couple ou tout se joue en huit clos.

Alors dans sa haine, son désir de vengeance, il est obligé d'utiliser publiquement les traits de personnalité paranoïaque inscrits en lui pour continuer à contrôler , avoir le pouvoir sur les autres.

Ces traits sont définis par le DSM IV:

_surestimation de soi: il veut toujours avoir raison sinon il y a affrontement et colère. IL y a hypertrophie du moi.

_méfiance: il ne va jamais enfreindre la loi. Il se dit victime des autres et pense qu'ils complotent contre lui et cherchent à le nuire.

_fausseté du jugement: il travestit la vérité et projette sur les autres ses défauts et ses tares.

_susceptibilité démesurée: dans sa toute puissance il ne peut accepter de perdre.

_rigidité: il a un côté obsessionnel afin d'atteindre la perfection, pour se montrer lisse sans défaut.

Il se sent persécuté!!!!!!


Pourquoi pervers?

Parce que il veut exercer sur l'autre un contrôle omnipotent tout en projetant les affects et les pulsions indésirables.

Il y a aussi une absence de culpabilité.

Je pense qu’on peut utiliser le qualificatif de pervers paranoïaque. C'est ce qu'il donne à voir publiquement lorsqu'il doit exprimer toute sa colére, sa haine envers "ses ennemis".

Ce comportement signe une grande souffrance que j'essaierai de décrire dans un prochain article.

N'hésitez pas à me faire part de vos commentaires ainsi que de vos problèmes éventuels, je suis à votre écoute.

samedi 3 octobre 2009

Un environnement suffisamment bon

Je reviens aujourd'hui sur la souffrance du Pervers Narcissique décrite dans mon dernier article : "
Le Pervers Narcissique souffre mais fait souffrir les autres."

Ceci afin de mieux le connaître et de le redescendre de son piédestal de toute puissance.


Sa fragilité psychologique l'emmène vers un comportement de violence, d'agressivité qui l'isole progressivement de son environnent et qui le marginalise, comme on l'a vu dans le dernier article.





Sa souffrance repose principalement sur la crainte de perte de l'objet, la crainte du rejet et de l'abandon.





Sa souffrance est le résultat d'une carence affective, maternelle.





Beaucoup de gens souffrent ou ont souffert de carence maternelle et l'on parle alors de troubles de la personnalité lesquels se rencontrent dans les névroses telles que les dépressions,troubles anxiaux-dépressifs, les personnalités rigides ( paranoïaque, obsessionnel ) etc... ainsi que dans les états limites ou border-line. La souffrance se rencontre aussi dans la maladie mentale.





Mais la carence maternelle du Pervers Narcissique émane d'une mère particulière, elle même victime de trouble de la personnalité, tel celui deLA PERSONNALITÉ NARCISSIQUE qui peut vivre aussi des moments de dépression avec des comportements possessifs ou psychorigides,....


Comme toute maman, elle est fière de son bébé; elle devrait être " une mère suffisamment bonne", expression employée par D.W. Winnicot, celle qui va donner et recevoir l'amour, qui est empathie et bienveillante, qui permet à l'enfant de se sentir en sécurité et en confiance.


L'enfant pourra exprimer ses colères, son agressivité sans se sentir en danger d'être jugé et de ne pas être accepté.


L'environnement suffisamment bon va permettre le développement physique et psychique "normal"


L'environnement suffisamment bon implique qu'il doit être aussi suffisamment mauvais afin de ne pas être trop parfait, lisse telle une sobriété religieuse.


Winnicot l'exprime par l'expression :"Une mère banalement dévouée"


En effet, une mère parfaite, sans défaillance peut devenir la mère toute puissante, ce qui ne facilite pas la séparation ainsi que la distance nécessaire pour permettre à l'enfant d'exister à part entière.


La mère narcissique veut, dans le développement de son enfant , être dans une maîtrise totale d'exigences d'idéaux pour en faire un enfant surdoué, sage, conforme à l'image parentale.

L'enfant, écrasé par les trop fortes attentions et exigences de sa mère aura un sentiment d'impuissance. Pour s'en défaire, et recevoir l'amour de sa mère, il se construira un faux self. Il répondra aux besoins de sa mère, pas à ses propres besoins. C'est l'acquisition d'une valorisation conditionnelle. Dans l'article sur le comportement et la personnalité du pervers narcissique, j'expliquais que sa pathologie était due à un surrinvestissement narcissique de la part de sa mère.

Ce qui n'est pas parfait ou ne répond pas à l'attente de celle-ci est voué à l'échec. L'enfant se sent coupable de son acte. Mais cet acte est réprimé par la mère en le punissant par une mise à distance, le rejet. Il n'y aura donc pas la possibilité de réparer et pas de place pour le sentiment de culpabilité, mais répression de ce sentiment qui fait place à de la confusion et à de l'auto-dévalorisation.

Il faut une figure sûre qui accepte de recevoir le geste de réparation qui est un geste d'amour afin que la culpabilité devienne supportable.

Il faut une mère suffisamment bonne. Comme le dit Winnicot

Chez le Pervers Narcissique il y a cette absence de culpabilité et même de remord. Il ne peut donc acquérir de sens moral ou plutôt d'éthique.

Il est donc incapable de prendre la responsabilité de ses actes et il est donc incapable de réparer.

C'est une souffrance de plus expulsée sur l'autre.

Merci de votre attention. Je serai heureux de lire vos commentaires et vos "expériences".

Alain Debaque


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