vendredi 18 juin 2010

SCHEMA DE FONCTIONNEMENT DE LA RELATION D'EMPRISE

L’emprise c’est l’action de prendre, saisir.

Avoir l’emprise sur quelqu’un c’est, dans le langage courant, avoir de l’influence, de l’ascendance sur quelqu’un en le dominant moralement, intellectuellement et spirituellement.


Il y a dans toute relation, comme dans la relation de couple, par exemple, un peu d’emprise normale, fonctionnelle qui est nécessaire pour séduire, influencer, posséder, pour sentir son conjoint proche et aimant. Mais attachement ne signifie pas asservissement.




La relation d’emprise devient pathologique quand celle-ci devient le mode de relation exclusif et récurant de personnalités particulières qui seront décrites ci-dessous. Ces personnalités ne respectent plus le libre-arbitre de l'autre, son altérité, son désir. Sa liberté de choix ne lui appartient plus. L'autre doit se conformer, se soumettre, obéir et subi une véritable violence psychologique.

Cette emprise pathologique peut s’exercer au travers des dérives sectaires par des abus spirituels, mais aussi dans les entreprises par le harcèlement moral, les institutions, les familles, les couples par la maltraitance, la violence psychologique, l’inceste, l’abus sexuel...




C’est un abus de pouvoir. Il y a l’agresseur et la victime dans la relation d’emprise :



L'EXPLICATION DE LA PSYCHANALYSE permet de mieux comprendre ce qu'est la relation d'emprise, et quelles sont les personnalités qui fonctionnent dans ce schéma.




LA PULSION D’EMPRISE


Tout d'abord essayons de comprendre le concept de pulsion qui est la base de la théorie de Freud.


Le fonctionnement de l’appareil psychique dépend de la circulation d’une énergie psychique : la pulsion sexuelle qui est la poussée qui fait tendre l’organisme vers un but.


Toute pulsion se définit par :


_sa source qui provient de l'inconscient, lequel peut être considéré comme le réservoir de l’énergie psychique de la personne, sa poussée, qui développe une tension, une excitation psychique


_son but qui entraîne la décharge de l’état de tension par l’écoulement de l’énergie pulsionnelle, et


_son objet au travers duquel ou grâce auquel le but peut être atteint. Il est utilisé comme moyen de satisfaction


Il peut y avoir abandon du but sexuel de la pulsion par le processus de la sublimation (dit de désexualisassions) afin que les racines pulsionnelles se tendent par exemple vers l’appétit de connaissance intellectuelle, l’imagination créatrice…


La pulsion d’emprise peut être définie comme la force qui intervient dans l’instant où l’un va vers l’autre pour créer un lien. Il permet dans un premier temps d’attirer à soi l’attention de l’autre, puis de l’assujettir.


La pulsion d’emprise s’établit donc par la relation entre deux ou plusieurs personnes. La relation - - est définie comme le « rapport qui lie des personnes entre elles » et désigne en particulier un "lien de dépendance, d’interdépendance ou d’influence réciproque ".



Ici cette relation est assymétrique, car le but visé est de dominer l’objet par la force. C’est une conduite agressive qui a pour effet de nuire à autrui: le contraindre, l'humilier, le faire souffrir, l'attaquer, se mettre en colère, en rage....jusqu'à l'ultime destruction.. C’est conquérir par la force, la domination, le contrôle, la possession.



Schéma de fonctionnement

Selon la psychanalyse, l’emprise apparaît comme une fixation au stade anal du développement affectif.



Le développement des pulsions passe par différents paliers successifs qui sont appelés:


_stade oral


_stade anal


_stade phallique et la triangulation de la relation


_le complexe d'oedipe


_le stade génital



Ces paliers sont responsables de fixations, à valeur constructive, mais aussi défensive (régression). Le développement de la maturation biologique est couplé à la maturation des processus cognitifs en interaction constante avec son environnement.
L’énergie psychique pulsionnelle peut se fixer à des endroits préférentiels des différents stades (objets externes, zones corporelles, représentations mentales) qui servent de point d’encrage, d’assise pour les constructions supérieurs et aussi de position défensive, de repli lorsque le fonctionnement normal est entravé dans son développement. Cela permet de se construire un schéma de fonctionnement qui restera à tout jamais inconscient pour l'individu, s'il ne fait pas un travail sur lui-même.



Au stade anal l’enfant apprend à maîtriser, contrôler, conserver dans le sens de possession.



Vers 18 mois, l’enfant fait l’acquisition du NON. C’est le stade anal ou sadique anal. Il y a un processus d’abstraction et de symbolisation, ce qui permet d'étendre les capacités de maîtrise de l’enfant par le biais de la transformation d’une situation subie passivement en une situation infligée activement à autrui.

Il prend conscience de son pouvoir de se plier aux demandes ou de s’y opposer. Il peut aussi renverser sa passivité en activité et retourner sa souffrance subie en plaisir de la souffrance infligée à autrui


Dans le stade anal il y a deux phases : la phase sadique anale où il y a expulsion intempestive et agressive afin de détruire, et la phase masochiste anale retentive qui correspond à la recherche active d’un plaisir passif lié à la rétention des matières fécales, mais aussi à un plaisir sadique






Le contenu de la relation d’emprise comprend pour DOREY ( "La relation d'emprise" 1981 )


_une action d’appropriation par dépossession de l’autre par empiètement sur son domaine privé,


_une action de domination où l’autre est maintenu dans un état de soumission et de dépendance,

_une empreinte sur l’autre, qui est marqué physiquement et psychiquement portant atteinte à sa liberté d'être et de désir. Il est nié en tant que sujet et l’idée même de son désir est intolérable. Son libre –arbitre lui est refusé.





Pour arriver à cela, ces personnalités utilisent, comme tout un chacun la séduction dans un premier temps, par éloges puis par disqualifications un contrôle permanent et des intrusions répétées qui brisent les limites de son espace personnel et violent son intimité






Dorey définit le désir d’emprise comme « tendance très fondamentale à la neutralisation du désir d’autrui » et il distingue :


d’une part, l’emprise obsessionnelle, qui vise à annuler l’autre en tant que sujet, le détruire, l’anéantir, le traiter comme une chose contrôlable, manipulable, disposer de lui, passer du pouvoir à la possession jusqu’à ce qu’il soit totalement dessaisi de lui-même et figé dans une position de servitude complète ;


d’autre part, l’emprise perverse qui, plutôt située du côté de la séduction, cherche à dévoyer l’autre, l’utiliser sans son contentement, cherche la fusion, entretient la confusion et refuse la séparation.




HIRIGOYEN ajoute les personnalités paranoïaques. La paranoïa allie en proportion variable un caractère psychorigide à des interprétations plus ou moins délirantes à base de persécution.


Par extension, la position paranoïaque est l’expression d’une relation d’emprise plus ou moins dominante et tyrannique sur l’objet du désir.


L’emprise apparaît donc chez des personnalités ayant des fixations au stade sadique-anal du développement de la personne selon la psychanalyse. Ces personnalités peuvent avoir une structure paranoïaque, obsessionnelle et perverse. Cette perversité peut se rencontrer dans l’organisation des états limites avec les aménagements caractériels tels que les perversions de caractère, plus généralement appelées perversion narcissique, ou il n’y pas déni du sexe, mais déni de l’altérité, du narcissisme de l’autre.

On s’aperçoit donc que certains traits de caractères apparaissent dans les mécanismes de l'emprise qui violente l'intimité, l'espace sacré de la personne. Les individus violents ne sont pas des « malades mentaux » mais des individus « normaux » pleinement responsables de leurs actes.


C'est une atteinte portée à l'estime de soi, l'intégrité psychique ou mentale de la victime afin d'exercer le contrôle pour le POUVOIR ABSOLU.
Il y a un sentiment de TOUTE PUISSANCE chez une personnalité très égocentrique.


Dans la pulsion d’emprise, le pervers choisira comme victime, ou complice, une personnalité dans la pulsion d’attachement. Cette « pulsion d’attachement lie le sujet à un objet dans une relation de dépendance passive et dans la recherche d’un amour primaire jamais obtenu » - E. Dietrich


Au delà des relations de couples (notamment avec le pervers narcissique), de travail ( le harcèlement moral), on retrouvera cette emprise perverse par exemple dans le discours "du gourou » qui stigmatise chez l’autre un désir d’identification par mimétisme. Ce discours peut être celui-ci : "tu es à mon image, mais pour arriver à l’excellence tu dois m’écouter et boire mes paroles car je suis le maître et tu es mon disciple. "

Les personnalités qui utilisent l’emprise le font pour avoir le pouvoir sur l’autre, le contrôler et le manipuler. Il y a négation de sa différence, de sa singularité, de son désir.


C'est ôter à l'autre son statut de sujet libre de penser et de désirer.

dimanche 11 avril 2010

VICTIME D'UN PERVERS NARCISSIQUE SUR "ALLO DOCTEURS"

Je viens de voir "Victimes d'un pervers narcissique" dans l'émission "Allo Docteurs" sur France 5 du 19 mars 2010

Je la trouve très intéressante . En une demie-heure à peine, la vidéo montre une vue d'ensemble sur la problématique relationnelle du pervers narcissique face à sa victime qu'il vampirise, et de son comportement manipulateur à se faire passer, lui-même, pour la victime.

Les invités à cette émission : un psychologue-psychothérapeute, la présidente de l'Assoc. Aide Vict. de Violences psychologiques, ainsi que le témoignage d'une victime et celui de son entourage ont bien décrit la personnalité du pervers narcissique et les conséquences pour la victime de cette relation toxique.

Témoignage de la victime :
C'est la rencontre du Prince Charmant, l'Homme Parfait...elle tombe sous son charme. Puis il y a les reproches, la culpabilité :" il a raison, c'est moi qui ai tord."..Il pousse à bout elle crise, la peur, la frayeur la gagnent. Elle se fait traiter d'hystérique.

La violence psychologique s'amplifie par le dénigrement, la dévalorisation, la culpabilité, en manipulant. La relation d'assujettissement s'installe par un véritable lavage de cerveau. Il a le POUVOIR SUR SA VICTIME après l'avoir ISOLÉE de sa famille, ses amis..

Dans cette relation l'autre n'existe pas. La violence psychologique s'établit par la PEUR d'être frappée, battue. Il y a toujours cette épée de Damoclès au dessus de la tête de la victime qui doit également subir ses assauts sexuels.

Si un enfant existe dans le couple, celui-ci sera manipulé par son père, comme le reste de son environnement qui sera troublé, touché par son histoire racontée, truffée de mensonges.Il sera toucher la fibre maternelle en se faisant plaindre, en gémissant, en pleurant abondamment afin de bien montrer à tout le monde (famille, entourage, médecins, psy....) que c'est lui seul la victime.

Faut-il essayer de démonter le mécanisme de cette relation perverse? Non, il ne sert à rien de rentrer dans le jeux pervers, manipulateur.

Il faut aussi éviter la CONFRONTATION; ne pas répondre à ses agressions verbales.

L'enfant est un instrument qui lui permet, de continuer à faire du mal par le droit de visite ou la garde alternée

.Il est très PROCÉDURIER.
Le Pervers Narcissique n'accepte pas d'être accusé et se positionne toujours en victime.

Vous pouvez visionner la vidéo sur le lien : ALLO DOCTEURS F5

Je laisse à votre réflexion la citation de Freud : " On ne devient pas Pervers, on le demeure. "


lundi 22 mars 2010

EST-CE UN PERVERS NARCISSIQUE ?

J’ai reçu, dernièrement un commentaire dans lequel une jeune femme (que je nommerai Julie) me décrit le comportement d’un homme rencontré sur internet qui se dit pervers narcissique. Elle me demande mon avis. Je trouve ce commentaire très intéressant et je me permets de le publier, avec son accord.


"Je me permets de vous contacter, car ayant fouillé sur plusieurs forums, je n'ai su trouver les réponses à mes questions et étant tombé sur votre site, je me suis dis qu'un infirmier en psychiatrie pourrai sans doute m'éclaircir. Oui, je sais, j'aurai dû créer mon propre post sur un de ces forums, seulement, la personne dont je soupçonne d’être tombée dans son jeu est informaticien et j'ai peur qu'il découvre mes doutes à son sujet.

Je voudrais voir votre avis sur une personne que j'ai rencontré il y a un an environ sur internet via un site de rencontre. Ce qu'il faut savoir, c'est que je ne l'ai jamais vu, bien qu'il habite à une heure de chez moi (en raison de ma grossesse). Cependant, vu notre "complicité" il devient presque évidant que cela ne va trop tarder

Le contexte de notre rencontre est que je venais de rompre avec mon copain, et que lui se cherchait " un plan " pour la soirée. Des les premiers phrases, il a comprit qu'il avait à faire à une forte tête et surtout très penchée sur la psychologie. Ce qui fais un point commun entre nous il est passionné lui même de psychologie (pour des buts de manipulations, il le dit lui même haut et fort) et surtout par la métaphysique.

Son but premier est de pouvoir contrôler sa conscience afin de vaincre sa peur de la mort et savoir se détacher de ses émotions( pourtant, il m'a dit qu'il n'avait pas du tout peur de la mort il y a peu de temps et sous forme DE CONSEILS QU'IL ME PROPOSE POUR ALLER MIEUX :qu'il était très facile de se détacher de ses émotions que s'était primordiale pour ne plus avoir a les subir et a en souffrir, que sa vie allait mieux depuis qu'il savait y faire, qu'il ne souffrait plus).

Il est très obsédé par les capacités cérébrales non exploitées et s'essaie à la télékinésie, aux voyages astrale et surtout, chose qui le passionne: l'hypnose et l'auto-hypnose.


Maintenant que j'y pense, il y a quelque jour, il m'a proposé de pratiqué une séance d'hypnose (car je lui ai parlé du fait que je pense que de l'hypnose par autosuggestion pourrait sans doute m'aider à régler certains de mes problèmes, la boulimie en autre). Lui exposant mes réticences, il m'a expliqué que certes " je sais être un odieux manipulateur" mais que dans ce genre de contexte il ne saurait abuser de la confiance qui lui est accordée, comme un médecin avec un malade, que si c'est dans le but d'aider quelqu'un, il le ferait sérieusement.

Bref, je sape certain passage sinon ce mail sera sans fin.Nous avons énormément parlé dès le premier soir de perversion, de narcissisme, d'amour propre, de sentiment de supériorité sur les autres, de manipulations des autres, de mon masochisme (bien que je ne sois pas perverse, j'avoue qu'il m'arrive d'être sujet à ce genre de pratique).


Mais il sait également, suite à mon récit sur ma vie avec mon ex qui venait de rompre, que je pouvais être très cruelle et vengeresse. C'est justement ce qui fait qu'il a décidé de garder contact.

Il est très intelligent (surdoué), il le sait bien et se vente de cette supériorité, de ses manipulation, sans aucune morale(du genre à voler une veuve...) à SES dires (attention rien n'est prouvé). Il se présente à moi comme un PERVERS NARCISSIQUE, social seulement quand il peut en tirer profit, or je sais que les pervers narcissique ont très peu conscience d'être malade bien qu'ils savent le mal qu'ils causent.


Cette personne, pendant plusieurs mois, ne m'a plu adresser la parole, un rien à foutre de moi total...puis elle revient me parler pendant des heures....

En relisant certaines discutions, je remarque qu'il se comporte avec moi comme un prof de philo avec son élève: il veut m'écraser de connaissances(tout en sachant que je suis moi même intéressé par ces sujets).

Je remarque aussi, qu'il me répond SEULEMENT quand il en a envie, que quand je l’intéresse, sinon, il part sans un mot, reviens quand ça lui chante, j'ai l'impression que je suis comme un miroir pour lui, qui reflète une grandiose image de lui même, en ayant l'horrible sensation de ne pas exister.


Pourtant, j'ai l'impression que ça marche, son truc, car avec le temps je commence à m'attacher (trop) a lui..... Et surtout que je ne vais pas tarder à retourner vivre dans sa ville (donc possibilité d'une future relation) (j'ai déménagé mais je retournerai vivre là ou il habite). Il me sait faible (dépressive à tendance masochiste, et surtout très peu sure d'elle mais en même temps très hautaine et très manipulatrice (quand il s’agit de me venger)

Ces dernier temps, il vient tous les jours me parler, pour mettre la cam (en tout bien tout honneur).

En somme, je ne sais que penser de lui.

Un pervers narcissique dirait- il lui-même qu'il en est un (en sachant que j'ai conscience de ce que cela implique) ?

Si oui, que peut-il chercher ? En me disant cela, il sait que je vais me méfier de lui, c'est ce qu'il cherche (excitation de ça)Il m'a également dis que j'étais une pervers narcissique moi même (la réponse et non, je sais de quels troubles de personnalité dont je suis atteinte.

Le croit-il vraiment ? Dans ce cas, se confie-t il a moi par amitié ? Par envie de voir lequel des deux est le plus fort ? OU est ce simplement un manipulateur mythomane qui cherche a attiré son attention.
Signé Julie."


Voici mon analyse et ma réponse à Julie qui cherche à savoir qui se cache derrière le personnage.


Julie,

Votre histoire m’intéresse et votre désarroi me touche.

Depuis un an vous entretenez une relation virtuelle avec quelqu’un qui se cache derrière une prétendue supériorité intellectuelle. Jusqu’à présent il n’a pas montré ses qualités de cœur, ni ses sentiments, à votre égard si j’ai bien compris. Vous ne savez pas qu’elles étaient ses relations avec sa mère, son père.

Durant plusieurs mois il a cessé de communiquer avec vous. Savez-vous pourquoi ? Avait-il une autre relation, était-il dépressif ? A-t-il des amis ? Est-il isolé ?

Aujourd’hui il revient vers vous sans grande explication, mais il se vante de son intelligence, de sa toute puissance, de manipuler.... et se dit pervers narcissique, mais que vous vous l’êtes aussi !!!!

Vous avez l’impression que vous avez devant vous un prof de philo et que vous êtes son élève.

Vous avez l’impression que vous n’êtes là que pour ’il puisse s’écouter, se voir en vous comme dans un miroir comme si il recherchait le reflet de son image comme Narcisse, d’être inexistante.

Ce garçon est je crois très égocentrique, avec un sentiment de toute puissance. Mais derrière cette toute puissance se cache une pauvreté affective. Cependant il tente d’avoir une relation jusqu’à présent virtuelle, en voulant vos dominer.

Il aime la psychologie mais est informaticien, un métier qui demande peu d’investissement relationnel, il me semble.

Il sait que vous êtes fragile psychologiquement, que vous avez des tendances masochistes.

Moi je vois en vous une personne qui s’est sentie trahie par son ex-copain et qui a vécu une angoisse d’abandon, avec dépression réactionnelle.

D’autre part quelqu’un de dépressif ne peut pas être pervers narcissique

Je pense qu’il veut avoir une emprise sur vous en vous inondant intellectuellement afin que vous soyez séduite par son savoir.

Les personnalités qui utilisent l’emprise le font pour avoir le pouvoir sur l’autre, le contrôler et le manipuler; Pour arriver à cela, ces personnalités utilisent, comme tout un chacun la séduction dans un premier temps, puis utilisent la violence psychologique en dévalorisant le ou là conjointe de façon systématique.

M. F. Hirigoyen décrit différents profils psychologiques qui sont : l’obsessionnel, le paranoïaque, le psychopathe, le borderline ou personnalité limite, et en dernier lieu le pervers narcissique qui est le plus grand prédateur.

Quel profil psychologique a-t'il ? Il peut se classer parmi les personnalités rigides (obsessionnelles et paranos)ou pervers narcissique (qui a aussi une fixation au stade anal).

Selon la psychanalyse, l’emprise apparaît comme une fixation au stade anal du développement affectif. Au stade anal l’enfant apprend à maîtriser, contrôler, conserver dans le sens de possession.

Dans le stade anal il y a deux phases : la phase sadique anale où il y a expulsion intempestive et agressive afin de détruire, et la phase masochiste anale rétentive qui correspond à la recherche active d’un plaisir passif lié à la rétention des matières fécales, mais aussi à un plaisir sadique.

Pour moi votre internaute a une fixation au stade anal-sadique.

Ce n'est pas un pervers narcissique, avec les explications que vous donnez de lui, il est certes dans le contrôle, avec une personnalité très rigide et qui voudrait avoir le pouvoir sur les autres.

Bref, c'est un obsessionnel. Il essaie de vaincre sa peur de la mort, dont il ne peut contrôler son arrivée un jour ou l'autre.


L'obsession est une forme particulière de la peur qui fixe et qui retient. C’est une déviance de l'esprit discipliné dont le comportement se rigidifie, se ritualise. Il est dans une quête sans fin de sécurité qui l'empêche de lâcher prise, il ne peut être que dans le contrôle, et rester hyper-vigilant. Il croit avoir le pouvoir sur les autres par ses expériences mentales et donc pouvoir manipuler.


Il se dit pervers narcissique(le plus grand prédateur) et veut vous mettre également dans ce rôle pour vous dire "tu es à mon image, mais pour arriver à l’excellence tu dois m’écouter et boire mes paroles car je suis le maître et tu es mon disciple". Il agit comme le gourou d’une secte.

C’est de l’abus psychologique qui peut vous atteindre au plus profond de vous.

Il sait que vous avez des tendances masochistes et se propose de devenir celui qui vous fera souffrir, c'est à dire un conjoint sadique. Mais cela est pure supposition de ma part, et cette proposition n’est sans doute pas arrivée à son analyse.

Je présume que ces tendances masochistes ne sont qu’un jeu érotique pour vous et que vous ne voudriez pas souffrir toute votre vie.

Vous souffrez d’abandon, mais ne vous donner pas à n’importe qui et évitez de vous jeter dans la gueule du loup.


FUYEZ…FUYEZ le vite, qu’il ne vous rattrape pas car pour moi il s’agit d’emprise obsessionnelle, aussi dangereuse que l'emprise perverse.

Voilà pour mon analyse qui reste subjective malgré tout. J’espère que je vous ai un peu aidé.

dimanche 24 janvier 2010

DEFINITION DE LA VIOLENCE PSYCHOLOGIQUE

Suite aux deux article concernant la proposition d'un groupe de députés(avec la promesse du Premier Ministre pour sa promulgation en 2010)d'une nouvelle loi sur le délit de violence psychologique au sein du couple, je vous propose aujourd'hui d'essayer de définir ce concept de violence psychologique.



Cette forme très subtile de violence à fait l'objet de différentes études par le passé.



Le terme d'abus psychologique a d'abord était employé pour se référer à un comportement utilisé pour exercer un pouvoir indu et nuisible par le contrôle en maintenant la peur et l'intimidation chez la victime. Puis ce terme d'abus psychologique s'est élargi à d'autres situations telles que l'abus sexuel et l'abus spirituel.D'autres termes ont aussi vu le jour tel que "abus émotionnel", "cruauté mentale", "mauvais traitement psychologique"....



Dans les années 1980, le terme de violence psychologique a été jugé plus pertinent que les autres en ce qu'il inclut à la fois des aspects cognitifs et affectifs.



Malgré des difficultés liées à la subjectivité de ce concept (un même comportement sera perçu par les uns comme abusif, par les autres, comme ne l'étant pas) , un certain nombre d’éléments et de comportements ont été identifiés au cours des recherches antérieures.

Ces comportements de violence peuvent s’exprimer par :

- La dévalorisation ,
- l'humiliation par des critiques, des railleries ou par le ridicule - les insultes, les menaces, l'intimidation, le dénigrement, le harcèlement, la manipulation, l’isolement, le rejet, la discrimination, la provocation
- La violence psychologique peut encore se traduire par de l'indifférence, la négation de l'autre : faire comme si elle n'était pas là. C'est le refus d'entendre, d'écouter de recevoir l'autre (Lacombe 1990)




C'est vraiment une atteinte à l'estime de soi , l'intégrité psychique ou mentale de la victime afin d'exercer le contrôle pour le POUVOIR ABSOLU



Suite à ces recherches et mon expérience personnelle, je vous propose, ci-dessous, une définition de la violence psychologique.



La violence psychologique dans une relation de couple est un ensemble de comportements spécifiques, intentionnels et répétitifs qui s'expriment à travers la communication dans le but de porter atteinte à l'intégrité physique et psychologique de la personne et dont les conséquences émotionnelles ou physiques négatives ont pour effet une dégradation des conditions de vie de la victime susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité ou d’altérer sa santé physique ou mentale. Ces dégradations pouvant s’exprimer sur le plan psychologique de différentes manières, telles que, syndrome dépressif, syndrome anxieux, ou anxio-dépressif, stress post-traumatique, tentative de suicide etc. Malgré la connaissance du malaise de la victime, sa souffrance, l'abuseur continue son entreprise de démolition psychologique destinée à atteindre l’autre dans son entité et dans son intégrité.





La définition de la violence psychologique met en relief l'intentionnalité de la personne à l'origine du comportement violent, ainsi que leur répétition


Cette agression émotionnelle s'exprime à travers la communication en la dévalorisant, l’humiliant, la dénigrant, par des critiques et railleries, l' insultant, la menaçant, l’intimidant(lui faire peur par le regard ou le geste, en élevant la voix...), la harcelant, etc...


Ce comportement est adopté dans le but et l’intention d'atteindre et de détruire l’estime de soi du conjoint


En dernière instance, c'est l’ objectif visé par ces comportements qui a le plus de poids dans le processus comme tel de la violence psychologique
En effet, une personne amoureuse peut avoir devant l'être aimé un comportement intentionnel et répétitif qui aura pour but de faire plaisir à l'autre personne et de la rendre heureuse.



Il s'agit avant tout d'exercer le POUVOIR ET LE CONTRÔLE ABSOLU SUR LA VICTIME



Celle-ci perd complètement confiance en elle, vit dans une peur latente, continue, n'est plus capable de faire face à toutes ces attaques incessantes, de s'y soustraire. La victime abandonne le combat et reste passive face à cette relation abusive et accepte finalement le message que l'abuseur lui envoie. Le déni et la dissociation sont des stratégies de survie. Lors d'une expérience traumatique, la dissociation permet à la personne de se retirer elle-même, cognitivement et émotionnellement de l'expérience, de s'adapter physiquement et de se conformer aux exigences externes

La victime n'est plus capable par elle même de prendre conscience de cette violence psychologique en train de la détruire à petit feu.

La prise de conscience ne peut se faire qu'à travers le regard extérieur, le témoin.
.

Il n'est pas très facile de définir la violence psychologique, d'autant qu'il faut prendre en compte les différentes personnalités concernées par cette violence, qui ne se réduisent pas à la perversion narcissique, mais également aux personnalités rigides telles que la personnalité paranoïaque, obsessionnelle, ainsi qu'aux personnalités antisociales(psychopathes) et border-line ou état-limite.

J'attends vos commentaires avec impatience.





mercredi 23 décembre 2009

BONNE ANNEE



Meilleurs VOEUX pour 2010.


Que l'année 2010 permette la prise de conscience de la dangerosité des mécanismes de la violence psychologique exercée le plus souvent par le PERVERS NARCISSIQUE au sein de son couple.

Comprendre les mécanismes du pervers, les souffrances des victimes c'est une forme de lutte contre les violences psychologiques.

APPEL A TÉMOIN

Le regard extérieur, le regard de l'autre voit ce que la victime ne voit pas ou se refuse de voir, étant prise dans les mailles du filet de l'emprise. Celle-ci peut percevoir, reconnaître, grâce à ce témoin, les violences perverses.

Faire prendre conscience à une personne qui souffre de dévalorisation systématique de la part de son conjoint, d'être chosifiée, déshumanisée...... que celui-ci est un pervers manipulateur
c'est lui permettre de comprendre cette relation pathologique en train de la détruire à petit feux, et ne plus être atteinte par une étrange altération cognitive due au traumatisme de cette violence psychologique ainsi qu'à une culpabilité inconsciente ("C'est normal que j'ai cette vie là....je dois payer mes fautes passées....")

C'est lui permettre de sortir de cette relation de soumission destructrice à son bourreau

Le témoin lui ouvre les yeux.
Le témoin devient le confident de son calvaire vécu en secret jusqu'à présent.
La victime n'est plus seule, elle peut se faire aider, coacher avant qu'il ne soit trop tard, c'est à dire avant l'anéantissement tel la tentative de suicide qui peut entraîner la mort.

Mais je sais que malgré toutes les difficultés, tous les handicaps et toutes les souffrances chacun d'entre nous possède au plus profond de lui-même toutes les qualités, toutes les ressources pour s'échapper des griffes de l'emprise du pervers et espérer en un avenir meilleur.

Mon deuxième souhait est celui d'espérer prendre en charge les pervers narcissiques et de les soigner. Sera-t-il entendu?

Je vous laisse sur cette interrogation.

La cage est vide.....mais...elle est OUVERTE!!!!!!L'oiseau s'est envolée......

vendredi 11 décembre 2009

DEFINIR LA VIOLENCE PSYCHOLOGIQUE

J'aimerais vous faire part de quelques réflexions suite aux 2 commentaires concernant l'article le délit de violence psychologique.




Il y a en effet une proposition de loi d'un groupe de députés au Parlement afin de renforcer la protection des victimes et la prévention et la répression des violences faites aux femmes.




L'article 17 concerne la violence psychologique, mais sa rédaction ne mentionne pas encore les mots de :"violences psychologiques" ou "de harcèlement moral"




Actuellement, voici la rédaction de cet article 17 :


« – Le fait de soumettre son conjoint, partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou concubin ou un ancien conjoint, partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou concubin à des agissements ou des paroles répétés ayant pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de vie de la victime susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité ou d’entraîner une altération de sa santé physique ou mentale est puni de trois ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende. »




Je ne suis pas juriste mais ce texte me parait assez frileux et lourd. Mais tout n'est pas à rejeter car le mot victime y apparaît. Voici mon interprétation de ce texte : "Victime d'agissements ou de paroles répétées du conjoint dont les conséquences sont une dégradation de ses conditions de vie, une atteinte à ses droit et à sa dignité, une altération de sa santé physique ou mentale."


Le délit de violence psychologique semble posé,mais la définition de la dite violence reste assez flou, mis à part les mots : "soumettre son conjoint à des agissements ou à des paroles répétées"


Que sont ces agissements et ces paroles? Il s'agirait de les définir.


Pour moi il s'agit avant tout , de dévalorisation systématique de dénigrement, d'humiliation, d'insultes, de menaces, d'isolement en empêchant de voir sa famille, ses amis, de contrôle pour dominer et avoir le pouvoir sur son conjoint.


Tous ces agissements, vous l'avez compris, concernent le comportement du manipulateur qu'on appelle pervers narcissique( dans la phase d'emprise)mais qui n'est jamais nommé (ou si peu) en tant que tel par les différents intervenants psychiatriques ou psychologues qui se laissent berner le plus souvent par l'induction narcissique que sont ses propos flatteurs, tels que :"Vous êtes tellement compétent que vous seul pouvez me comprendre, m'aider...". Il se dit aussi victime du comportement de sa compagne :"elle a fait une crise de nerf.....comprends pas....elle s'enfermait dans sa chambre.....elle hurlait.....j'ai du appeler le SAMU.....Tout ça parce que je ne réponds pas à ses attentes!...C'est une fille charmante quand elle va bien...gentille...."Il fait montre également d'une morale exemplaire :"marié, jamais je n'ai trompé ma femme et jamais je ne pourrai la tromper...."
Et il utilise le mensonge de façon systématique en déformant les faits.
Il triche constamment.


Le pervers narcissique sait retourner la situation à son avantage

La psychanalyse ne parle de la perversion qu'en terme de perversion sexuelle qui est une déviation des buts et pulsions sexuelles.Tandis que la Perversion narcissique, qui est une Perversion Morale, renvoie à la notion DU BIEN ET DU MAL. Cette notion ne peut être acceptée par les soignants qui préfèrent comprendre le comportement en recherchant l'origine du symptôme dans un conflit inconscient.

Cependant, quelques uns, tels que Racamier,Eiguer,Bergeret et récemment M F Hirigoyen ont débusqué et dénoncé cet aménagement pervers qui peut prendre naissance sur une structure psychotique ou névrotique de la personnalité.

Eiguer donne une définition de cette perversion morale par la pathologie du lien.Contrairement au Pervers Sexuel qui dévie ses pulsions sexuelles, la PERVERSION MORALE NARCISSIQUE DEVIE LES BUTS NORMAUX DU LIEN A L'AUTRE.


L'expertise concluera le plus souvent à des troubles de la personnalité comme par exemple une personnalité rigide de type obsessionnel ou paranoïque avec une tendance agressive. Il peut aussi être observé un vide interne qui signe un fonds dépressif . Mais à ces conclusions, point d'observation de perversion.




De quelle façon la victime pourra prouver la dégradation de ses conditions de vie par atteinte à ses droits et à sa dignité et par une altération de sa santé physique ou mentale ?


Il lui faudra des preuves apportées par son entourage. Mais son entourage est le plus souvent exclu par le pervers, et cette torture, cette violence psychologique se fait dans un huis-clos, à l'abri des témoins du meurtre.


Qui pourra dire que le responsable de sa tentative de suicide c'est ce mec odieux, rempli de méchanceté ?



Les causes seront plutôt recherchées sur la souffrance d'une personnalité névrosée n'ayant pas résolus des conflits remontant à l'enfance.




Attendons le texte définitif et son décret d'application qui devra définir ce qu'est la violence psychologique et soyons satisfait qu'une loi enfin reconnaisse ces violences psychologiques.


Mais la réalité actuelle nous montre qu'il n'y a qu'une seule issue possible pour sortir de cet enfermement psychologique qui peut aller jusque la destruction de l'âme et de l'être; cette issue c'est la FUITE.



FUIR....FUIR...FUIR...

......ET VOLER DE SES PROPRES AILES










jeudi 26 novembre 2009

COMMENTAIRE DE JULIETTE

J'ai lu votre blog avec attention, très bien documenté très riche. Enfin un professionnel de santé qui ne dit pas "les pervers narcissiques c'est n'importe quoi, c'est juste un homme qui souffre, qui est autoritaire ET VOUS LE LAISSEZ FAIRE". Personne ne peux comprendre cette peur qui nous bouffe les tripes, qui nous vide de toute énergie vitale, qui nous étouffe et a poussé bon nombre d'entre nous (moi y comprise) à des tentative de suicide avortée "parce ce qu'il ne comprendrait pas, parce qu'il serait si triste, parce qu'il ne saurait pas s'occuper des enfants" et autre truc qui paraissent tellement hallucinants une fois "sorti" du cauchemar.Quand je dis nous c'est bien évidement les victimes de PN (amies trouvées par ci par là sur le net, dans le dos de leur PN de conjoint respectif) . Une amie libérée de son PN il ya 3 ans m'a beaucoup aidé. Je me sens naitre maintenant à 30 ans! Elle m'a dit il y a peu de temps "maintenant c'est à toi de faire passer". Il faut que je diffuse l'info, que j'aide d'autres victimes.Pour faire court dans mon histoire:mère PN , père alcoolique, rencontre de L. alors que je n'avais que 18 ans (école d'infirmière). Il m'a "sauvé" de ma famille pour mieux me faire revivre l'enfer après. 1ère séparation 3 ans plus tard affreusement difficile avec harcèlement et j'en passe. On en était "que" à la violence morale. Mon père se suicide, je descend très très bas et il reviens dans ma vie. Me propose de "me sauver à nouveau". 3 mois après je suis enceinte. 2 ans 1/2 plus tard, 2ème puis 3ème et 4è avec 20 mois entre chaque.Ma première gifle il ya 3 ans lorsque j'étais enceinte du troisième. C'était "de ma faute ,je l'avais poussé à bout". Sans travail (avec 4 en 6 ans, j'ai été obligée de prendre un CPE), pas d'amis (il m'a imposé un déménagement loin de ma famille et mes amis "pour nous"... seule, triste, dépressive. Il me promettait de m'aider, me plaignait d'être "un cas psy" que lui seul pouvait supporter.Après mon 4è une horreur, violence quotidienne, morale ou physique ou menace de violence physique sur les enfants et moi. C'était l'année de mes 30 ans. J'ai mis de l'argent de côté (enfin j'ai déjà commencé par récupérer tout ce qu'il m'avais volé), travaillé des nuits durant pour reprendre des études (dans son dos), créé mon entreprise et déménagé.Ca fait 4 mois que j'ai mon chez moi, il me harcèle, me supplie, me menace, utilise les enfants, j'en passe et des meilleures.Voilà pour un petit bout de moi. Merci de continuer ce que vous faites et de diffuser encore et toujours l"info!Juliette