jeudi 22 juillet 2010

Victime de l'emprise de sa mère

DETRUITE PSYCHOLOGIQUEMENT PAR SA MERE ET SON FRERE

Je publie aujourd’hui le commentaire d’une femme de 51 ans qui souffre au plus profond d’elle-même du comportement dévalorisant, destructeur de sa mère et de son frère.

Je ne peux lui répondre directement car elle ne m’a pas laissé son adresse mail.
Ce commentaire semble être un appel à l’aide. Malgré le manque d’information sur son histoire personnelle je publie, ci-dessous, sa souffrance afin qu’elle soit écoutée, entendue et comprise.


« Bonjour,
Je suis une femme de 51 ans, j'ai coupé les ponts avec ma mère et mon frère il y a plus de 2 ans,
je ne pouvais plus supporter les insinuations, les brimades, les moqueries, reproches depuis toujours.

Rien n'était jamais bien pour eux venant de moi .... l'amour de ma mère pour mon frère, le portant haut et vis versa l'amour et le respect de ma mère envers la femme de mon frère "ma chérie, par-ci, ma chérie par là devant moi" alors qu'elle ne m'a jamais témoigné d'affection, de respect, de petits mots gentils ...

Juste avant le clash, j'avais eu une conversation avec ma mère qui semblait comprendre et même dire qu'elle était désolée avec la larme à l'œil .... Et j'ai cru qu'elle avait compris, mais non, le lendemain, elle recommençait ... Elle reprenait la femme de mon frère par les épaules avec plein d'égards ....elle voyait que ça me faisait mal, mais faisait mine de l'ignorer, ça la faisait même sourire de voir mon visage meurtri.

Et c'est seulement lorsque j'allais vraiment mal qu'elle voulait m'aider, qu'elle se montrait gentille et dès que je relevais à peine la tête, elle me redonnait le coup de grâce,
me faisant culpabiliser sous le couvert du sourire jubilatoire... je ne comprenais pas son jeu et celui de mon frère qui était identique ....

Je suis actuellement en thérapie chez un psy, je sais que je suis une victime, que je les ai laissés me maltraiter par peur de je ne sais quoi ? Ils me faisaient perdre tous mes moyens car tout était broutilles pour eux ..

ILs me disaient les choses en souriant, en se regardant tous les deux...et pour eux, j'étais parano, susceptible ... et eux passent pour des personne bienveillantes, gentilles. La famille, les amis n'y voient que du feu, j'ai expliqué à certains, et ils me condamnent et les plaignent.

Aujourd'hui, je me sens à nouveau détruite : Mon frère est revenu à la charge dans 2 emails. Dans l'un il se montre très gentil, si bien que j'ai eu de la compassion et 2 jours après, il se montre cruel, appuyant sur tous les points sensibles qu'il a pu pour m’atteindre. Je ne pensais pas, mais ça m'a atteint intérieurement.

Sur la colère, je lui ai répondu que je coupais les ponts définitivement grâce à lui....etc...

Aujourd'hui, je suis encore plus détruite, je ne mange plus, je ne dors plus, je suis très mal, crise d'attaques de panique .... Déjà que la rupture est quelque chose de très dure pour moi, là, c'est le bouquet ! Et je me demande parfois, si je ne ferais pas mieux de retourner vers eux, tant pis, juste histoire de moins me sentir coupable !! Et ensuite, je me dis que je ne pourrais plus les entendre, ni voir leurs mimiques car je les connais trop et le fait de les avoir mis à distance durant plus de 2 ans, tout m'est apparu encore plus fort...

Tout est très clair devant moi et pourtant, je souffre terriblement, j'en ai marre de ne pas me sentir forte au point de les ignorer ... IL faut dire que nous habitons à 1km à 5 kms les uns des autres et que je n'ai plus la possibilité de déménager. Je viens d'emménager il y a seulement 2 ans en partie parce qu'ils m'ont fait croire que revenir près d'eux serait une bonne chose pour nous tous, ils m'ont appâtée de loin car à ce moment là, nous étions à plus de 60 kms. J’ai cru à leur belle histoire de famille, ils ont su me convaincre .....

J'ai résumé au mieux, mais j'aurais tellement de choses graves à révéler !!! Merci de me lire. »

Chère Madame,

Apparemment vous avez toujours été dévalorisé par votre mère et votre frère, se faisant complice de celle-ci, s’y est mis aussi.

Vous êtes victime de violence psychologique que j’ai décrite dans l’article : DEFINITION DE LA VIOLENCE PSYCHOLOGIQUE dont l’intention de nuire est ici évidente.
Ils savent que leurs propos vous touchent au plus profond de vous-même, mais ils continuent inlassablement à vous martyriser psychologiquement.

Malgré votre âge, vous êtes victime de maltraitance de l’enfant. Et ce, depuis votre plus jeune âge je suppose. C’est la douche froide, avec un coup je t’accepte, un coup je te rejette. Recevoir l’amour MATERNEL pour un enfant est primordiale pour son développement affectif.

Cet amour sans cesse recherché fait que vous essayez de vous conformer à ses exigences en vous oubliant totalement. Vous oubliez de prendre soin de vous, du choix de vos désirs par peur d’être rejetée par votre mère, de ne plus avoir son amour.

Votre mère agit avec perversité, vous manipulant, aidée en cela par un complice : son fils.

Ils vous ont complètement déstabilisée par leur comportement. Vous êtes en état de choc émotionnel qui peut se comparer à l’état de choc post-traumatique.

Ils vous détruisent psychologiquement et vous vous sentez coupable ? Coupable de quoi ? Vous dites qu’ils vous ont appâtée.

VOTRE MERE EST TOXIQUE.

En effet, c’est le mot juste ; Pour moi cela s’apparente à l’emprise que j’ai décrite sur mon blog. L’emprise mène à la fusion qui ne reconnaît plus le droit d’être un sujet autonome et dont l’altérité est niée

Votre mère veut exercer son emprise sur vous afin de vous posséder, que vous lui soyez soumise, à sa merci. Mais de quelle emprise s’agit-il ? Il serait intéressant de connaître sa personnalité.

Il faut reprendre confiance en vous, apprendre à vous valoriser, vous estimer, bref à vous renarcisser.

Pour cela vous devez mettre des distances avec votre environnement qui vous détruit. Il faut couper le lien qui vous retient prisonnière, puisque ce lien est pathologique.

FUYEZ, FUYEZ ET QU’ILS NE VOUS RATTRAPENT PLUS.

Il court il court le furet, le furet du bois jolis. Il est passé par ici, il repassera par là, là, où…….

mardi 20 juillet 2010

EMPRISE OBSESSIONNELLE


LA PERSONNALITE OBSESSIONNELLE


La personnalité obsessionnellene doit pas être confondue avec la névrose obsessionnelle décrit par Freud que l’on nomme aujourd’hui trouble obsessionnelle compulsif ou « TOC ». C’est un vrai trouble mental dont les pensées obsessionnelles génèrent de l’angoisse de plus en plus invalidante. Pour faire barrage à ces angoisses, elle met en place tout un scénario, un cérémonial qu’elle s’oblige à exécuter. C’est ce qui est appelé « compulsion » de répétition. Cela vient parasiter sa vie.


Selon Freud les pulsions de vie (amour) et de mort(haine) qui existent en chacun de nous sont dans la névrose obsessionnelle en conflit car il y a prédominance des tendances destructrices. Celles-ci ne peuvent être refoulées dans l’inconscient et c'est ce mécanisme qui produit l'angoisse laquelle est combattue par des pensées compulsives…..Il s’ensuit angoisse, insomnie, syndrome anxio-dépressif....

La personnalité obsessionnelle ne souffre ni d’angoisse, ni de TOC , mais son schéma de fonctionnement est caractérisée avant tout par le contrôle, la rigidité, l’entêtement, l’autoritarisme, le doute, l’indécision, le sadisme.

Il ne peut lâcher-prise. Il est dans l’intellectualisation de la pensée et privilégie la logique, le raisonnement et l’analyse au détriment de ses émotions


C’est une forme particulière de la peur qui fixe et qui retient .C'est une déviance de l'esprit discipliné dont le comportement se rigidifie, se ritualise. Il est dans une quête sans fin de sécurité qui l'empêche de lâcher prise, il ne peut être que dans le contrôle, et rester hyper-vigilant.

Il s'implique énormément dans son travail aux dépens de ses loisirs et des relations humaines. En effet, cette implication s’explique par le fait que la confiance dans la perfection de ses collaborateurs est limitée.


Il s’oblige à tout contrôler car il est en même temps très rigide, très perfectionnistes. Il lui est très difficile de déléguer des tâches ou même de travailler en équipe, car il voudrait que tout le monde travaille à sa manière.


Il est très rigide, scrupuleux sur les questions de valeur, de morale.


- Il a du mal à jeter des objets, même sans valeur marchande ou sentimentale.

- Il est plutôt avare et a tendance à économiser l'argent car il anticipe des difficultés futures.

Sur le plan personnel c’est une personne très difficile à vivre ; elles sont très exigeantes, dominatrices, égoïstes, avares, vérifient tout car pensent que leur façon de faire est la meilleur ; elles ont besoin de contrôler, argumenter.


L’EMPRISE


Séduction dans le partage d’idéaux.

Avant la mise en place de l’emprise il y a bien sûr l’établissement d’un lien qui se crée par l’attirance de l’un vers l’autre, comme dans toute relation qui débute. C’est voir l’autre de façon sublimée, avec des qualités certaines.




C’est avant tout une relation d’objet qui se met en place avec une opération de séduction en étant toujours disponible, en proposant des choses à faire ensembles afin de le sentir proche et aimant en l’influençant pour le posséder. Tout deux partagent les mêmes idées et idéaux et ont le sentiment d’appartenir au même univers.


Un lien puissant se tisse.

La personnalité obsessionnelle (ayant une fixation au stade sadique-anal du développement de la personne) veut tout maîtriser sur le mode de la rétention, du contrôle des fèces. Lui seul décide, l’autre n’existe pas en tant que sujet désirant, mais en tant que chose contrôlable, manipulable afin de le posséder totalement.

La fusion est recherchée. Cela devient une relation fusionnelle. L’autre n’existe plus en tant que sujet désirant, son altérité est niée, tout comme chez le pervers narcissique. L’autre ne doit faire qu’un avec lui.


Il s'agit, écrit Dorey "de ramener l'autre au statut d'objet entièrement assimilable" Le sujet, chosifié par l'emprise qui est exercée sur lui, devient alors support de l'illusion que la différence n'est pas.

Il exerce son emprise d’abord par une influence insidieuse, par un contrôle permanent et par des intrusions répétées dans son espace personnel et dans son intimité.




Cette emprise se poursuit par la contrainte et la prise du pouvoir en obligeant l’autre à agir comme il l’entend, en pensant selon des normes qu’il lui impose. C’est un véritable despotisme.




Il a tendance à s’opposer ou à contrarier les projets autres que les siens propres, à argumenter à l’infini et à entraver toute initiative étrangère. Son emprise est totalitaire en exerçant une domination absolue. Celle-ci est assurée essentiellement par la force.


La victime de l’obsessionnel peut réagir soit en se révoltant ou par la soumission.


L’obsessionnel peut se culpabiliser de son comportement et il sera donc dans la réparation si le conjoint se révolte. Mais avant la réparation si le conjoint essaie de se détacher de cette relation fusionnelle, de prendre des distances, de décider par elle-même, l’obsessionnel peut se déchaîner par une violence verbale, par des gestes agressifs, contenus, en culpabilisant la victime.

L’acceptation de la domination aboutit, elle, à une emprise totale sur la victime, asservissement qui n’évite cependant pas que continue l’entreprise de destruction qui l’accable par un laminage quotidien et un contrôle incessant qui épuise. C’est une entreprise de destruction psychologique car l’autre ne peut être différent de lui.


La toute puissance obsessionnelle de la pensée.


L’enfant, au stade anal, vers 2ans, commence à vouloir maîtriser, contrôler son entourage. Mais , hélas, il n’a pas encore la maîtrise du langage, sauf quelques rudiments, tel que : « papa, maman,…..melde…. ». Cependant sa pensée commence à s’élaborer plus vite que la parole. Aussi, pour arriver à ses fins il utilise la pensée qui doit être comprise par son entourage en montrant par des gestes ce qu’il veut, sinon il rouspète, crie, pleure jusqu’au moment où on lui cède. Il n’a pas besoin de parler pour être compris.

La personnalité obsessionnelle reconnaît l’autorité du père.

Contrairement à la toute puissance du Pervers narcissique ( qui se place comme la seule autorité, comme un Dieu Tout Puissant ayant pris la place de l’autorité de son père et possédant ainsi le phallus), l’obsessionnel croit en la toute-puissance de sa pensée, que celle-ci se réalisera grâce à un processus ritualisé de sa pensée.


La toute-puissance obsessionnelle se fait aussi à l'aide de gestes magiques. C'est la magie incantatoire. Il croit en la pensée magique afin de pouvoir s’assurer de contrôler le monde qui l’entoure et de le maîtriser.

Cela lui permet d’avoir l’emprise sur le monde extérieur en l’exerçant par la maîtrise, le contrôle et la contrainte..

vendredi 18 juin 2010

SCHEMA DE FONCTIONNEMENT DE LA RELATION D'EMPRISE

L’emprise c’est l’action de prendre, saisir.

Avoir l’emprise sur quelqu’un c’est, dans le langage courant, avoir de l’influence, de l’ascendance sur quelqu’un en le dominant moralement, intellectuellement et spirituellement.


Il y a dans toute relation, comme dans la relation de couple, par exemple, un peu d’emprise normale, fonctionnelle qui est nécessaire pour séduire, influencer, posséder, pour sentir son conjoint proche et aimant. Mais attachement ne signifie pas asservissement.




La relation d’emprise devient pathologique quand celle-ci devient le mode de relation exclusif et récurant de personnalités particulières qui seront décrites ci-dessous. Ces personnalités ne respectent plus le libre-arbitre de l'autre, son altérité, son désir. Sa liberté de choix ne lui appartient plus. L'autre doit se conformer, se soumettre, obéir et subi une véritable violence psychologique.

Cette emprise pathologique peut s’exercer au travers des dérives sectaires par des abus spirituels, mais aussi dans les entreprises par le harcèlement moral, les institutions, les familles, les couples par la maltraitance, la violence psychologique, l’inceste, l’abus sexuel...




C’est un abus de pouvoir. Il y a l’agresseur et la victime dans la relation d’emprise :



L'EXPLICATION DE LA PSYCHANALYSE permet de mieux comprendre ce qu'est la relation d'emprise, et quelles sont les personnalités qui fonctionnent dans ce schéma.




LA PULSION D’EMPRISE


Tout d'abord essayons de comprendre le concept de pulsion qui est la base de la théorie de Freud.


Le fonctionnement de l’appareil psychique dépend de la circulation d’une énergie psychique : la pulsion sexuelle qui est la poussée qui fait tendre l’organisme vers un but.


Toute pulsion se définit par :


_sa source qui provient de l'inconscient, lequel peut être considéré comme le réservoir de l’énergie psychique de la personne, sa poussée, qui développe une tension, une excitation psychique


_son but qui entraîne la décharge de l’état de tension par l’écoulement de l’énergie pulsionnelle, et


_son objet au travers duquel ou grâce auquel le but peut être atteint. Il est utilisé comme moyen de satisfaction


Il peut y avoir abandon du but sexuel de la pulsion par le processus de la sublimation (dit de désexualisassions) afin que les racines pulsionnelles se tendent par exemple vers l’appétit de connaissance intellectuelle, l’imagination créatrice…


La pulsion d’emprise peut être définie comme la force qui intervient dans l’instant où l’un va vers l’autre pour créer un lien. Il permet dans un premier temps d’attirer à soi l’attention de l’autre, puis de l’assujettir.


La pulsion d’emprise s’établit donc par la relation entre deux ou plusieurs personnes. La relation - - est définie comme le « rapport qui lie des personnes entre elles » et désigne en particulier un "lien de dépendance, d’interdépendance ou d’influence réciproque ".



Ici cette relation est assymétrique, car le but visé est de dominer l’objet par la force. C’est une conduite agressive qui a pour effet de nuire à autrui: le contraindre, l'humilier, le faire souffrir, l'attaquer, se mettre en colère, en rage....jusqu'à l'ultime destruction.. C’est conquérir par la force, la domination, le contrôle, la possession.



Schéma de fonctionnement

Selon la psychanalyse, l’emprise apparaît comme une fixation au stade anal du développement affectif.



Le développement des pulsions passe par différents paliers successifs qui sont appelés:


_stade oral


_stade anal


_stade phallique et la triangulation de la relation


_le complexe d'oedipe


_le stade génital



Ces paliers sont responsables de fixations, à valeur constructive, mais aussi défensive (régression). Le développement de la maturation biologique est couplé à la maturation des processus cognitifs en interaction constante avec son environnement.
L’énergie psychique pulsionnelle peut se fixer à des endroits préférentiels des différents stades (objets externes, zones corporelles, représentations mentales) qui servent de point d’encrage, d’assise pour les constructions supérieurs et aussi de position défensive, de repli lorsque le fonctionnement normal est entravé dans son développement. Cela permet de se construire un schéma de fonctionnement qui restera à tout jamais inconscient pour l'individu, s'il ne fait pas un travail sur lui-même.



Au stade anal l’enfant apprend à maîtriser, contrôler, conserver dans le sens de possession.



Vers 18 mois, l’enfant fait l’acquisition du NON. C’est le stade anal ou sadique anal. Il y a un processus d’abstraction et de symbolisation, ce qui permet d'étendre les capacités de maîtrise de l’enfant par le biais de la transformation d’une situation subie passivement en une situation infligée activement à autrui.

Il prend conscience de son pouvoir de se plier aux demandes ou de s’y opposer. Il peut aussi renverser sa passivité en activité et retourner sa souffrance subie en plaisir de la souffrance infligée à autrui


Dans le stade anal il y a deux phases : la phase sadique anale où il y a expulsion intempestive et agressive afin de détruire, et la phase masochiste anale retentive qui correspond à la recherche active d’un plaisir passif lié à la rétention des matières fécales, mais aussi à un plaisir sadique






Le contenu de la relation d’emprise comprend pour DOREY ( "La relation d'emprise" 1981 )


_une action d’appropriation par dépossession de l’autre par empiètement sur son domaine privé,


_une action de domination où l’autre est maintenu dans un état de soumission et de dépendance,

_une empreinte sur l’autre, qui est marqué physiquement et psychiquement portant atteinte à sa liberté d'être et de désir. Il est nié en tant que sujet et l’idée même de son désir est intolérable. Son libre –arbitre lui est refusé.





Pour arriver à cela, ces personnalités utilisent, comme tout un chacun la séduction dans un premier temps, par éloges puis par disqualifications un contrôle permanent et des intrusions répétées qui brisent les limites de son espace personnel et violent son intimité






Dorey définit le désir d’emprise comme « tendance très fondamentale à la neutralisation du désir d’autrui » et il distingue :


d’une part, l’emprise obsessionnelle, qui vise à annuler l’autre en tant que sujet, le détruire, l’anéantir, le traiter comme une chose contrôlable, manipulable, disposer de lui, passer du pouvoir à la possession jusqu’à ce qu’il soit totalement dessaisi de lui-même et figé dans une position de servitude complète ;


d’autre part, l’emprise perverse qui, plutôt située du côté de la séduction, cherche à dévoyer l’autre, l’utiliser sans son contentement, cherche la fusion, entretient la confusion et refuse la séparation.




HIRIGOYEN ajoute les personnalités paranoïaques. La paranoïa allie en proportion variable un caractère psychorigide à des interprétations plus ou moins délirantes à base de persécution.


Par extension, la position paranoïaque est l’expression d’une relation d’emprise plus ou moins dominante et tyrannique sur l’objet du désir.


L’emprise apparaît donc chez des personnalités ayant des fixations au stade sadique-anal du développement de la personne selon la psychanalyse. Ces personnalités peuvent avoir une structure paranoïaque, obsessionnelle et perverse. Cette perversité peut se rencontrer dans l’organisation des états limites avec les aménagements caractériels tels que les perversions de caractère, plus généralement appelées perversion narcissique, ou il n’y pas déni du sexe, mais déni de l’altérité, du narcissisme de l’autre.

On s’aperçoit donc que certains traits de caractères apparaissent dans les mécanismes de l'emprise qui violente l'intimité, l'espace sacré de la personne. Les individus violents ne sont pas des « malades mentaux » mais des individus « normaux » pleinement responsables de leurs actes.


C'est une atteinte portée à l'estime de soi, l'intégrité psychique ou mentale de la victime afin d'exercer le contrôle pour le POUVOIR ABSOLU.
Il y a un sentiment de TOUTE PUISSANCE chez une personnalité très égocentrique.


Dans la pulsion d’emprise, le pervers choisira comme victime, ou complice, une personnalité dans la pulsion d’attachement. Cette « pulsion d’attachement lie le sujet à un objet dans une relation de dépendance passive et dans la recherche d’un amour primaire jamais obtenu » - E. Dietrich


Au delà des relations de couples (notamment avec le pervers narcissique), de travail ( le harcèlement moral), on retrouvera cette emprise perverse par exemple dans le discours "du gourou » qui stigmatise chez l’autre un désir d’identification par mimétisme. Ce discours peut être celui-ci : "tu es à mon image, mais pour arriver à l’excellence tu dois m’écouter et boire mes paroles car je suis le maître et tu es mon disciple. "

Les personnalités qui utilisent l’emprise le font pour avoir le pouvoir sur l’autre, le contrôler et le manipuler. Il y a négation de sa différence, de sa singularité, de son désir.


C'est ôter à l'autre son statut de sujet libre de penser et de désirer.

dimanche 11 avril 2010

VICTIME D'UN PERVERS NARCISSIQUE SUR "ALLO DOCTEURS"

Je viens de voir "Victimes d'un pervers narcissique" dans l'émission "Allo Docteurs" sur France 5 du 19 mars 2010

Je la trouve très intéressante . En une demie-heure à peine, la vidéo montre une vue d'ensemble sur la problématique relationnelle du pervers narcissique face à sa victime qu'il vampirise, et de son comportement manipulateur à se faire passer, lui-même, pour la victime.

Les invités à cette émission : un psychologue-psychothérapeute, la présidente de l'Assoc. Aide Vict. de Violences psychologiques, ainsi que le témoignage d'une victime et celui de son entourage ont bien décrit la personnalité du pervers narcissique et les conséquences pour la victime de cette relation toxique.

Témoignage de la victime :
C'est la rencontre du Prince Charmant, l'Homme Parfait...elle tombe sous son charme. Puis il y a les reproches, la culpabilité :" il a raison, c'est moi qui ai tord."..Il pousse à bout elle crise, la peur, la frayeur la gagnent. Elle se fait traiter d'hystérique.

La violence psychologique s'amplifie par le dénigrement, la dévalorisation, la culpabilité, en manipulant. La relation d'assujettissement s'installe par un véritable lavage de cerveau. Il a le POUVOIR SUR SA VICTIME après l'avoir ISOLÉE de sa famille, ses amis..

Dans cette relation l'autre n'existe pas. La violence psychologique s'établit par la PEUR d'être frappée, battue. Il y a toujours cette épée de Damoclès au dessus de la tête de la victime qui doit également subir ses assauts sexuels.

Si un enfant existe dans le couple, celui-ci sera manipulé par son père, comme le reste de son environnement qui sera troublé, touché par son histoire racontée, truffée de mensonges.Il sera toucher la fibre maternelle en se faisant plaindre, en gémissant, en pleurant abondamment afin de bien montrer à tout le monde (famille, entourage, médecins, psy....) que c'est lui seul la victime.

Faut-il essayer de démonter le mécanisme de cette relation perverse? Non, il ne sert à rien de rentrer dans le jeux pervers, manipulateur.

Il faut aussi éviter la CONFRONTATION; ne pas répondre à ses agressions verbales.

L'enfant est un instrument qui lui permet, de continuer à faire du mal par le droit de visite ou la garde alternée

.Il est très PROCÉDURIER.
Le Pervers Narcissique n'accepte pas d'être accusé et se positionne toujours en victime.

Vous pouvez visionner la vidéo sur le lien : ALLO DOCTEURS F5

Je laisse à votre réflexion la citation de Freud : " On ne devient pas Pervers, on le demeure. "


lundi 22 mars 2010

EST-CE UN PERVERS NARCISSIQUE ?

J’ai reçu, dernièrement un commentaire dans lequel une jeune femme (que je nommerai Julie) me décrit le comportement d’un homme rencontré sur internet qui se dit pervers narcissique. Elle me demande mon avis. Je trouve ce commentaire très intéressant et je me permets de le publier, avec son accord.


"Je me permets de vous contacter, car ayant fouillé sur plusieurs forums, je n'ai su trouver les réponses à mes questions et étant tombé sur votre site, je me suis dis qu'un infirmier en psychiatrie pourrai sans doute m'éclaircir. Oui, je sais, j'aurai dû créer mon propre post sur un de ces forums, seulement, la personne dont je soupçonne d’être tombée dans son jeu est informaticien et j'ai peur qu'il découvre mes doutes à son sujet.

Je voudrais voir votre avis sur une personne que j'ai rencontré il y a un an environ sur internet via un site de rencontre. Ce qu'il faut savoir, c'est que je ne l'ai jamais vu, bien qu'il habite à une heure de chez moi (en raison de ma grossesse). Cependant, vu notre "complicité" il devient presque évidant que cela ne va trop tarder

Le contexte de notre rencontre est que je venais de rompre avec mon copain, et que lui se cherchait " un plan " pour la soirée. Des les premiers phrases, il a comprit qu'il avait à faire à une forte tête et surtout très penchée sur la psychologie. Ce qui fais un point commun entre nous il est passionné lui même de psychologie (pour des buts de manipulations, il le dit lui même haut et fort) et surtout par la métaphysique.

Son but premier est de pouvoir contrôler sa conscience afin de vaincre sa peur de la mort et savoir se détacher de ses émotions( pourtant, il m'a dit qu'il n'avait pas du tout peur de la mort il y a peu de temps et sous forme DE CONSEILS QU'IL ME PROPOSE POUR ALLER MIEUX :qu'il était très facile de se détacher de ses émotions que s'était primordiale pour ne plus avoir a les subir et a en souffrir, que sa vie allait mieux depuis qu'il savait y faire, qu'il ne souffrait plus).

Il est très obsédé par les capacités cérébrales non exploitées et s'essaie à la télékinésie, aux voyages astrale et surtout, chose qui le passionne: l'hypnose et l'auto-hypnose.


Maintenant que j'y pense, il y a quelque jour, il m'a proposé de pratiqué une séance d'hypnose (car je lui ai parlé du fait que je pense que de l'hypnose par autosuggestion pourrait sans doute m'aider à régler certains de mes problèmes, la boulimie en autre). Lui exposant mes réticences, il m'a expliqué que certes " je sais être un odieux manipulateur" mais que dans ce genre de contexte il ne saurait abuser de la confiance qui lui est accordée, comme un médecin avec un malade, que si c'est dans le but d'aider quelqu'un, il le ferait sérieusement.

Bref, je sape certain passage sinon ce mail sera sans fin.Nous avons énormément parlé dès le premier soir de perversion, de narcissisme, d'amour propre, de sentiment de supériorité sur les autres, de manipulations des autres, de mon masochisme (bien que je ne sois pas perverse, j'avoue qu'il m'arrive d'être sujet à ce genre de pratique).


Mais il sait également, suite à mon récit sur ma vie avec mon ex qui venait de rompre, que je pouvais être très cruelle et vengeresse. C'est justement ce qui fait qu'il a décidé de garder contact.

Il est très intelligent (surdoué), il le sait bien et se vente de cette supériorité, de ses manipulation, sans aucune morale(du genre à voler une veuve...) à SES dires (attention rien n'est prouvé). Il se présente à moi comme un PERVERS NARCISSIQUE, social seulement quand il peut en tirer profit, or je sais que les pervers narcissique ont très peu conscience d'être malade bien qu'ils savent le mal qu'ils causent.


Cette personne, pendant plusieurs mois, ne m'a plu adresser la parole, un rien à foutre de moi total...puis elle revient me parler pendant des heures....

En relisant certaines discutions, je remarque qu'il se comporte avec moi comme un prof de philo avec son élève: il veut m'écraser de connaissances(tout en sachant que je suis moi même intéressé par ces sujets).

Je remarque aussi, qu'il me répond SEULEMENT quand il en a envie, que quand je l’intéresse, sinon, il part sans un mot, reviens quand ça lui chante, j'ai l'impression que je suis comme un miroir pour lui, qui reflète une grandiose image de lui même, en ayant l'horrible sensation de ne pas exister.


Pourtant, j'ai l'impression que ça marche, son truc, car avec le temps je commence à m'attacher (trop) a lui..... Et surtout que je ne vais pas tarder à retourner vivre dans sa ville (donc possibilité d'une future relation) (j'ai déménagé mais je retournerai vivre là ou il habite). Il me sait faible (dépressive à tendance masochiste, et surtout très peu sure d'elle mais en même temps très hautaine et très manipulatrice (quand il s’agit de me venger)

Ces dernier temps, il vient tous les jours me parler, pour mettre la cam (en tout bien tout honneur).

En somme, je ne sais que penser de lui.

Un pervers narcissique dirait- il lui-même qu'il en est un (en sachant que j'ai conscience de ce que cela implique) ?

Si oui, que peut-il chercher ? En me disant cela, il sait que je vais me méfier de lui, c'est ce qu'il cherche (excitation de ça)Il m'a également dis que j'étais une pervers narcissique moi même (la réponse et non, je sais de quels troubles de personnalité dont je suis atteinte.

Le croit-il vraiment ? Dans ce cas, se confie-t il a moi par amitié ? Par envie de voir lequel des deux est le plus fort ? OU est ce simplement un manipulateur mythomane qui cherche a attiré son attention.
Signé Julie."


Voici mon analyse et ma réponse à Julie qui cherche à savoir qui se cache derrière le personnage.


Julie,

Votre histoire m’intéresse et votre désarroi me touche.

Depuis un an vous entretenez une relation virtuelle avec quelqu’un qui se cache derrière une prétendue supériorité intellectuelle. Jusqu’à présent il n’a pas montré ses qualités de cœur, ni ses sentiments, à votre égard si j’ai bien compris. Vous ne savez pas qu’elles étaient ses relations avec sa mère, son père.

Durant plusieurs mois il a cessé de communiquer avec vous. Savez-vous pourquoi ? Avait-il une autre relation, était-il dépressif ? A-t-il des amis ? Est-il isolé ?

Aujourd’hui il revient vers vous sans grande explication, mais il se vante de son intelligence, de sa toute puissance, de manipuler.... et se dit pervers narcissique, mais que vous vous l’êtes aussi !!!!

Vous avez l’impression que vous avez devant vous un prof de philo et que vous êtes son élève.

Vous avez l’impression que vous n’êtes là que pour ’il puisse s’écouter, se voir en vous comme dans un miroir comme si il recherchait le reflet de son image comme Narcisse, d’être inexistante.

Ce garçon est je crois très égocentrique, avec un sentiment de toute puissance. Mais derrière cette toute puissance se cache une pauvreté affective. Cependant il tente d’avoir une relation jusqu’à présent virtuelle, en voulant vos dominer.

Il aime la psychologie mais est informaticien, un métier qui demande peu d’investissement relationnel, il me semble.

Il sait que vous êtes fragile psychologiquement, que vous avez des tendances masochistes.

Moi je vois en vous une personne qui s’est sentie trahie par son ex-copain et qui a vécu une angoisse d’abandon, avec dépression réactionnelle.

D’autre part quelqu’un de dépressif ne peut pas être pervers narcissique

Je pense qu’il veut avoir une emprise sur vous en vous inondant intellectuellement afin que vous soyez séduite par son savoir.

Les personnalités qui utilisent l’emprise le font pour avoir le pouvoir sur l’autre, le contrôler et le manipuler; Pour arriver à cela, ces personnalités utilisent, comme tout un chacun la séduction dans un premier temps, puis utilisent la violence psychologique en dévalorisant le ou là conjointe de façon systématique.

M. F. Hirigoyen décrit différents profils psychologiques qui sont : l’obsessionnel, le paranoïaque, le psychopathe, le borderline ou personnalité limite, et en dernier lieu le pervers narcissique qui est le plus grand prédateur.

Quel profil psychologique a-t'il ? Il peut se classer parmi les personnalités rigides (obsessionnelles et paranos)ou pervers narcissique (qui a aussi une fixation au stade anal).

Selon la psychanalyse, l’emprise apparaît comme une fixation au stade anal du développement affectif. Au stade anal l’enfant apprend à maîtriser, contrôler, conserver dans le sens de possession.

Dans le stade anal il y a deux phases : la phase sadique anale où il y a expulsion intempestive et agressive afin de détruire, et la phase masochiste anale rétentive qui correspond à la recherche active d’un plaisir passif lié à la rétention des matières fécales, mais aussi à un plaisir sadique.

Pour moi votre internaute a une fixation au stade anal-sadique.

Ce n'est pas un pervers narcissique, avec les explications que vous donnez de lui, il est certes dans le contrôle, avec une personnalité très rigide et qui voudrait avoir le pouvoir sur les autres.

Bref, c'est un obsessionnel. Il essaie de vaincre sa peur de la mort, dont il ne peut contrôler son arrivée un jour ou l'autre.


L'obsession est une forme particulière de la peur qui fixe et qui retient. C’est une déviance de l'esprit discipliné dont le comportement se rigidifie, se ritualise. Il est dans une quête sans fin de sécurité qui l'empêche de lâcher prise, il ne peut être que dans le contrôle, et rester hyper-vigilant. Il croit avoir le pouvoir sur les autres par ses expériences mentales et donc pouvoir manipuler.


Il se dit pervers narcissique(le plus grand prédateur) et veut vous mettre également dans ce rôle pour vous dire "tu es à mon image, mais pour arriver à l’excellence tu dois m’écouter et boire mes paroles car je suis le maître et tu es mon disciple". Il agit comme le gourou d’une secte.

C’est de l’abus psychologique qui peut vous atteindre au plus profond de vous.

Il sait que vous avez des tendances masochistes et se propose de devenir celui qui vous fera souffrir, c'est à dire un conjoint sadique. Mais cela est pure supposition de ma part, et cette proposition n’est sans doute pas arrivée à son analyse.

Je présume que ces tendances masochistes ne sont qu’un jeu érotique pour vous et que vous ne voudriez pas souffrir toute votre vie.

Vous souffrez d’abandon, mais ne vous donner pas à n’importe qui et évitez de vous jeter dans la gueule du loup.


FUYEZ…FUYEZ le vite, qu’il ne vous rattrape pas car pour moi il s’agit d’emprise obsessionnelle, aussi dangereuse que l'emprise perverse.

Voilà pour mon analyse qui reste subjective malgré tout. J’espère que je vous ai un peu aidé.

dimanche 24 janvier 2010

DEFINITION DE LA VIOLENCE PSYCHOLOGIQUE

Suite aux deux article concernant la proposition d'un groupe de députés(avec la promesse du Premier Ministre pour sa promulgation en 2010)d'une nouvelle loi sur le délit de violence psychologique au sein du couple, je vous propose aujourd'hui d'essayer de définir ce concept de violence psychologique.



Cette forme très subtile de violence à fait l'objet de différentes études par le passé.



Le terme d'abus psychologique a d'abord était employé pour se référer à un comportement utilisé pour exercer un pouvoir indu et nuisible par le contrôle en maintenant la peur et l'intimidation chez la victime. Puis ce terme d'abus psychologique s'est élargi à d'autres situations telles que l'abus sexuel et l'abus spirituel.D'autres termes ont aussi vu le jour tel que "abus émotionnel", "cruauté mentale", "mauvais traitement psychologique"....



Dans les années 1980, le terme de violence psychologique a été jugé plus pertinent que les autres en ce qu'il inclut à la fois des aspects cognitifs et affectifs.



Malgré des difficultés liées à la subjectivité de ce concept (un même comportement sera perçu par les uns comme abusif, par les autres, comme ne l'étant pas) , un certain nombre d’éléments et de comportements ont été identifiés au cours des recherches antérieures.

Ces comportements de violence peuvent s’exprimer par :

- La dévalorisation ,
- l'humiliation par des critiques, des railleries ou par le ridicule - les insultes, les menaces, l'intimidation, le dénigrement, le harcèlement, la manipulation, l’isolement, le rejet, la discrimination, la provocation
- La violence psychologique peut encore se traduire par de l'indifférence, la négation de l'autre : faire comme si elle n'était pas là. C'est le refus d'entendre, d'écouter de recevoir l'autre (Lacombe 1990)




C'est vraiment une atteinte à l'estime de soi , l'intégrité psychique ou mentale de la victime afin d'exercer le contrôle pour le POUVOIR ABSOLU



Suite à ces recherches et mon expérience personnelle, je vous propose, ci-dessous, une définition de la violence psychologique.



La violence psychologique dans une relation de couple est un ensemble de comportements spécifiques, intentionnels et répétitifs qui s'expriment à travers la communication dans le but de porter atteinte à l'intégrité physique et psychologique de la personne et dont les conséquences émotionnelles ou physiques négatives ont pour effet une dégradation des conditions de vie de la victime susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité ou d’altérer sa santé physique ou mentale. Ces dégradations pouvant s’exprimer sur le plan psychologique de différentes manières, telles que, syndrome dépressif, syndrome anxieux, ou anxio-dépressif, stress post-traumatique, tentative de suicide etc. Malgré la connaissance du malaise de la victime, sa souffrance, l'abuseur continue son entreprise de démolition psychologique destinée à atteindre l’autre dans son entité et dans son intégrité.





La définition de la violence psychologique met en relief l'intentionnalité de la personne à l'origine du comportement violent, ainsi que leur répétition


Cette agression émotionnelle s'exprime à travers la communication en la dévalorisant, l’humiliant, la dénigrant, par des critiques et railleries, l' insultant, la menaçant, l’intimidant(lui faire peur par le regard ou le geste, en élevant la voix...), la harcelant, etc...


Ce comportement est adopté dans le but et l’intention d'atteindre et de détruire l’estime de soi du conjoint


En dernière instance, c'est l’ objectif visé par ces comportements qui a le plus de poids dans le processus comme tel de la violence psychologique
En effet, une personne amoureuse peut avoir devant l'être aimé un comportement intentionnel et répétitif qui aura pour but de faire plaisir à l'autre personne et de la rendre heureuse.



Il s'agit avant tout d'exercer le POUVOIR ET LE CONTRÔLE ABSOLU SUR LA VICTIME



Celle-ci perd complètement confiance en elle, vit dans une peur latente, continue, n'est plus capable de faire face à toutes ces attaques incessantes, de s'y soustraire. La victime abandonne le combat et reste passive face à cette relation abusive et accepte finalement le message que l'abuseur lui envoie. Le déni et la dissociation sont des stratégies de survie. Lors d'une expérience traumatique, la dissociation permet à la personne de se retirer elle-même, cognitivement et émotionnellement de l'expérience, de s'adapter physiquement et de se conformer aux exigences externes

La victime n'est plus capable par elle même de prendre conscience de cette violence psychologique en train de la détruire à petit feu.

La prise de conscience ne peut se faire qu'à travers le regard extérieur, le témoin.
.

Il n'est pas très facile de définir la violence psychologique, d'autant qu'il faut prendre en compte les différentes personnalités concernées par cette violence, qui ne se réduisent pas à la perversion narcissique, mais également aux personnalités rigides telles que la personnalité paranoïaque, obsessionnelle, ainsi qu'aux personnalités antisociales(psychopathes) et border-line ou état-limite.

J'attends vos commentaires avec impatience.





mercredi 23 décembre 2009

BONNE ANNEE



Meilleurs VOEUX pour 2010.


Que l'année 2010 permette la prise de conscience de la dangerosité des mécanismes de la violence psychologique exercée le plus souvent par le PERVERS NARCISSIQUE au sein de son couple.

Comprendre les mécanismes du pervers, les souffrances des victimes c'est une forme de lutte contre les violences psychologiques.

APPEL A TÉMOIN

Le regard extérieur, le regard de l'autre voit ce que la victime ne voit pas ou se refuse de voir, étant prise dans les mailles du filet de l'emprise. Celle-ci peut percevoir, reconnaître, grâce à ce témoin, les violences perverses.

Faire prendre conscience à une personne qui souffre de dévalorisation systématique de la part de son conjoint, d'être chosifiée, déshumanisée...... que celui-ci est un pervers manipulateur
c'est lui permettre de comprendre cette relation pathologique en train de la détruire à petit feux, et ne plus être atteinte par une étrange altération cognitive due au traumatisme de cette violence psychologique ainsi qu'à une culpabilité inconsciente ("C'est normal que j'ai cette vie là....je dois payer mes fautes passées....")

C'est lui permettre de sortir de cette relation de soumission destructrice à son bourreau

Le témoin lui ouvre les yeux.
Le témoin devient le confident de son calvaire vécu en secret jusqu'à présent.
La victime n'est plus seule, elle peut se faire aider, coacher avant qu'il ne soit trop tard, c'est à dire avant l'anéantissement tel la tentative de suicide qui peut entraîner la mort.

Mais je sais que malgré toutes les difficultés, tous les handicaps et toutes les souffrances chacun d'entre nous possède au plus profond de lui-même toutes les qualités, toutes les ressources pour s'échapper des griffes de l'emprise du pervers et espérer en un avenir meilleur.

Mon deuxième souhait est celui d'espérer prendre en charge les pervers narcissiques et de les soigner. Sera-t-il entendu?

Je vous laisse sur cette interrogation.

La cage est vide.....mais...elle est OUVERTE!!!!!!L'oiseau s'est envolée......